L’Initiative libérale veut une appréciation parlementaire du statut du SNS, qu’elle considère comme soulevant « beaucoup de doutes » et ne répondant pas aux besoins sanitaires, appelant le PSD à se joindre à cette demande pour laquelle 10 députés sont nécessaires.

« Avec l’appréciation parlementaire, nous voulons comprendre, en profondeur, quels sont les véritables objectifs de ce statut du SNS et intégrer ici une vraie réforme dont la santé a besoin, comme c’est notoire dans la vie de tous les jours », a expliqué le dirigeant à l’agence Lusa, membre de l’Initiative libérale (IL), Rodrigo Saraiva.

Selon le libéral, ce décret-loi « laisse tout le monde avec d’immenses doutes », donnant l’exemple du président de la République ou du président de l’Ordem dos Médicos, estimant qu’il s’agit d’un statut qui « ne densifie pas, ce qui est pas clair et qui ne démontre pas la nécessité d’une véritable réforme du système national de santé ».

« Nous laissons l’appel au PSD pour qu’il se joigne à nous dans cette appréciation parlementaire car nous voudrions croire que le PSD peut revenir à la volonté réformiste qu’il avait autrefois et que ces dernières années n’ont pas montrée », a-t-il interpellé.

IL a un groupe parlementaire de huit députés, mais selon le règlement intérieur de l’Assemblée de la République, « la demande d’examen des décrets-lois aux fins de révocation ou de modification doit être signée par 10 députés », nécessitant donc a deux signatures supplémentaires afin de réaliser cette intention.

« En santé, notre vision d’un système alternatif est bien connue, d’avoir un véritable système de santé national, par opposition à un monopole du service public de santé qui a les résultats malheureux qu’il a. Ce que nous voulons, c’est un véritable accès universel et nous voudrions que le PSD nous rejoigne dans cette voie réformatrice », a-t-il interpellé, précisant que la diligence avait déjà été effectuée avec le PSD.

Dans l’analyse de Rodrigo Saraiva, « ce statut du SNS démontre que la dérive étatiste de ce gouvernement se poursuit ». « En faisant cette évaluation parlementaire, nous voulons comprendre si, en plus de l’approche étatiste, ce n’est pas aussi absurde parce que les fonctions ne sont pas claires », a-t-il dit.

Le président de la République a promulgué lundi le statut du SNS, estimant qu' »il serait incompréhensible » de le retarder, et a exhorté le gouvernement à accélérer sa réglementation et à clarifier les points ambigus, sous peine de perdre « une occasion unique ».

« L’intention a des aspects positifs », a-t-il souligné, mais le diplôme du gouvernement « soulève des doutes » sur trois aspects « qui doivent être pris en compte »: « Le temps, l’idée de la direction exécutive et la combinaison entre la centralisation dans cette direction et les promesses de décentralisation de la santé », indique la note publiée aujourd’hui sur le site de la Présidence de la République.

Partant de ces trois points, le président de la République a mis en garde l’exécutif socialiste pour « accélérer sa régulation, clarifier ce qui restait à clarifier, trouver un cadre et un statut qui donne de l’avenir à la direction exécutive et conjuguer ses pouvoirs avec l’objectif de décentralisation » . en santé ».

À droite, Chega a signalé cet après-midi une demande d’examen parlementaire du décret-loi promulgué par le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, en vue de son amendement substantiel. En jeu, « des doutes fondés sur la constitutionnalité et la légalité du diplôme ».

« A côté de quelques détails techniques, comme le nouveau « régime spécial des instituts publics », le système est encore plus vulnérable à la corruption et à la fraude sans mécanismes de contrôle et d’inspection qui seraient fondamentaux dans ce siège », justifie-t-il.