L’Initiative libérale (IL) veut obliger le ministre responsable de la conduite politique de la présence portugaise dans l’Union européenne, dans la structure de l’actuel gouvernement António Costa, à être présent dans les débats européens lors des sessions plénières du parlement.

Dans l’exposé des motifs du projet de loi IL rendu public aujourd’hui, on lit que, depuis le début de cette législature, « contrairement à la pratique parlementaire », l’actuel gouvernement d’António Costa « n’est pas représenté dans les débats européens en séance plénière ». responsable politique de niveau ministériel.

Le XXIIIe gouvernement constitutionnel a un secrétaire d’État aux Affaires européennes, Tiago Antunes, qui est directement supervisé par le chef de l’exécutif. Et c’est Tiago Antunes qui a représenté le Gouvernement dans ces débats, ce que conteste la magistrature libérale.

« Au lieu de ce qui s’est passé lors de la dernière législature, où le ministre des Affaires étrangères [Augusto Santos Silva] représenté le gouvernement à la commission des affaires européennes et aux débats européens en plénière, il n’y a actuellement aucun responsable politique au niveau ministériel pour participer pleinement à ces occasions », souligne le diplôme.

Or, pour IL, « la représentation ministérielle du Gouvernement dans les débats parlementaires correspond à un instrument de responsabilité politique et de contrôle parlementaire ».

Avec son projet, IL veut préciser dans la loi que l’Assemblée de la République surveille et évalue la participation portugaise au processus de construction de l’Union européenne, notamment par le biais d’un « débat annuel en session plénière qui se tiendra ». au premier trimestre de chaque année, avec la participation du ministre compétent en la matière ou, à défaut, du Premier ministre, lorsqu’il assume la responsabilité de la conduite de la politique européenne du pays, sur la participation du Portugal à la coopération structurée permanente ».

En revanche, selon IL, au début de chaque présidence du Conseil de l’Union européenne sur les priorités respectives, le débat en séance plénière doit avoir la participation du ministre chargé de la matière « ou, alternativement, le premier -ministre, lorsqu’il assume la responsabilité de la conduite de la politique européenne du pays ».

IL entend également étendre ce principe aux débats en plénière sur l’état de l’Union, après le débat respectif au Parlement européen, qui se tiendra au dernier trimestre de chaque année, mais aussi aux sessions plénières « sur les différents instruments de gouvernance économique ». de l’Union européenne ». , qui font partie du semestre européen, à savoir sur le programme de stabilité et de croissance, au deuxième trimestre de l’année ».

PMF // N.-É.