L’Initiative libérale (IL) présente aujourd’hui un projet de résolution sur le programme de stabilité du gouvernement (PE) 2022/2026 dans lequel elle défend un nouveau modèle de croissance, basé sur un choc concurrentiel en matière de politique budgétaire.

Cette résolution est signée par les huit députés du groupe parlementaire IL et sera discutée mercredi, à l’Assemblée de la République, lors du débat sur le programme de stabilité de l’exécutif – un document qui sera bientôt remis à Bruxelles et qui prévoit jusqu’en 2026 un excédent budgétaire de 0,1% et une dette publique tombant à 100% du Produit Intérieur Brut (PIB).

IL, dans son projet, exprime son scepticisme quant à la possibilité pour le Portugal, dans les conditions actuelles, d’enregistrer une croissance du PIB « stabilisée à 2,5 % par an », jusqu’en 2026, « avec certains comptes et des intérêts favorables tout au long de la période ».

« Le PE présenté par ce gouvernement n’explique cependant pas sur quoi repose cette croissance », revendiquent les députés libéraux, soulignant que « les raisons de la croissance économique sont entièrement renvoyées au PRR » (Programme pour la relance et la résilience).

« Ainsi, l’absence totale de réformisme et de vision à long terme dans le programme du gouvernement est expliquée, et la dépendance portugaise aux fonds européens pour maintenir un minimum de croissance économique est confirmée », critique IL.

Pour IL, « le Portugal court le risque réel d’être dépassé par la Roumanie, et éventuellement par la Lettonie, au cours de cette législature, puisque ces pays, ayant un PIB par habitant en parités de pouvoir d’achat (PPA), similaire au Portugal, ont bien présenté des trajectoires de croissance supérieur à celui du Portugal ces dernières années ».

Alternativement, IL soutient que le Portugal devrait assumer « un choc concurrentiel dans la politique budgétaire, restaurant le pouvoir d’achat des gens et attirant les investissements étrangers directs ».

Le Portugal, pour le groupe parlementaire IL, doit adopter « un modèle de gestion des fonds européens dans une logique de transparence maximale, ouvrant des voies de contrôle par l’Assemblée de la République et la société civile, et de partenariat, complémentaire et régulant, mais pas remplacer le marché et les entreprises dans le développement économique ».

Le projet de résolution propose également « une politique claire de réduction de la bureaucratie dans l’économie, allant au-delà de la simple numérisation des processus existants, en lançant un programme qui accélère ou élimine le besoin d’autorisations préalables pour l’investissement ».

Une autre voie alternative par rapport au PE que le Gouvernement livrera prochainement à Bruxelles, selon les députés libéraux, consiste à renforcer « l’efficacité dans la gestion des services publics et la capacité de choix des Portugais, en les accompagnant dans leurs options en matière de santé et de l’éducation » et leur garantissant l’accès à des services de qualité quel que soit le prestataire ».

IL préconise également que le pays « investisse dans une transition énergétique basée sur une logique d’accélération de l’innovation, en partenariat avec ceux qui veulent prendre des risques avec leurs idées et investir dans leurs efforts, créant les conditions de l’émergence d’une économie verte qui soit capable de financer et de réagir aux évolutions constantes du secteur ».