Lors d’une conférence de presse pour rendre compte du résultat du concours des enseignants, le ministre de l’Éducation, João Costa, a estimé qu’à l’heure actuelle, le « résultat global est un personnel avec moins d’enseignants embauchés, plus en QZP et une pause confortable pour le moment pour les remplacements et les nouveaux horaires qui pourraient survenir d’ici la rentrée et tout au long de l’année scolaire ».

Dans un communiqué, Fenprof précise que les différences résultent essentiellement de la création d’un régime de mobilité pour cause de maladie, « qui a empêché la mobilité de près de trois mille enseignants reconnus comme ayant une maladie invalidante », de la coupure aveugle de la mobilité statutaire, « mettant en péril le fonctionnement normal de certains organes importants pour le système éducatif », et la « réduction imposée des crédits d’heures » alloués aux écoles.

Des mesures qui, selon la structure syndicale, « ont augmenté les candidatures à la mobilité interne et réduit le recours à l’embauche », qui « malheureusement, ne résulte pas de l’augmentation significative des entrées dans l’effectif, mais des candidats à placer ».

Il faut désormais comprendre, dit Fenprof, les conséquences de cette « ingénierie compétitive », par exemple, combien parmi les près de 3 000 enseignants atteints d’une maladie invalidante avérée ou en prise en charge d’un membre direct de la famille, mais non placés dans le périmètre de Mobility pour cause de maladie (MpD), ils seront « contraints de prendre des congés de maladie, augmentant l’embauche d’enseignants pour des heures de travail incomplètes et/ou temporaires ».

« On pourrait assister à un processus d’instabilité croissante des enseignants permanents et d’aggravation de la précarité, une situation qui ne contribue en rien à résoudre le problème du manque d’enseignants », prévient Fenprof.

La fédération syndicale note également que le ministre de l’Éducation n’a pas précisé, en ce qui concerne les enseignants embauchés, si à partir de septembre, la directive communautaire qui empêche la discrimination salariale pour les enseignants embauchés à durée déterminée.

Rappelant que le ministre a annoncé que sur les 13.101 emplois du temps à pourvoir en ce moment, 7.099 enseignants ont été placés par embauche initiale et 5.692 par mobilité interne des professeurs titulaires, la Fenprof conclut que « pour l’instant, 25.858 candidats à l’embauche restent à placer ».

Toujours concernant la conférence de presse du ministre, qui a annoncé qu’un arrêté modifiant les qualifications requises pour enseigner est en cours de finalisation, le Syndicat indépendant des enseignants et éducateurs (SIPE) a averti dans un communiqué que « le manque d’enseignants est un problème structurel et ne peut être résolus par des mesures séparées », qui « compromettent la qualité de l’enseignement ».

« En autorisant l’enseignement dans les écoles publiques à ceux qui n’ont pas la formation pour enseigner, soit en modifiant la liste des diplômes acceptés, en identifiant les matières comme une exigence ou avec tout autre mécanisme, la tutelle compromet la qualité de l’enseignement en contractant avec exercer les fonctions d’un enseignant qui n’a aucune expérience dans l’enseignement », déclare, citée dans le communiqué, la présidente du SIPE, Júlia Azevedo.

Le dirigeant syndical dit qu’il n’y a pas seulement un manque d’enseignants dans le groupe informatique et que l’année dernière, il y avait un manque d’enseignants dans d’autres groupes, comme le portugais et la chimie physique.

Aujourd’hui, lors de la conférence de presse, le ministre de l’Éducation a pointé le sujet de l’informatique comme le plus problématique (en termes d’enseignants).

João Costa a annoncé que les qualifications nécessaires pour enseigner sont en cours de modification afin d’élargir l’éventail des candidats potentiels capables d’enseigner. « Nous sommes en train de finaliser un amendement à l’ordonnance sur les qualifications pédagogiques qui nous permettra de modifier et d’élargir l’éventail des candidats à l’enseignement », a-t-il déclaré.

Selon le ministre, qui a donné l’informatique en exemple, cette année la matière qui manque le plus d’enseignants, au lieu d’associer les qualifications spécifiques à l’enseignement aux listes de diplômes, « on regarde le parcours de formation des candidats », en prenant compte des matières enseignées dans l’enseignement supérieur dans certains domaines.

PF (OUI) // JMR