Dans l’initiative présentée aujourd’hui à l’Assemblée de la République par le parti dirigé par la députée unique Inês Sousa Real, il est établi que « la mort médicalement assistée a lieu conformément à la volonté et à la décision de la personne elle-même, qui se trouve dans l’une des situations suivantes : lésion permanente d’extrême gravité ; maladie grave ou incurable ».

En comparaison avec les deux projets déjà livrés par le PS et le BE — dont la discussion est prévue le 9 juin prochain au parlement — le PAN réclame « maladie grave ou incurable » et les socialistes et blocistes établissent la revendication « maladie grave et incurable ». », laissant les trois parties « abandonner » le concept de « maladie mortelle » dans leurs projets.

« Au sens de la présente loi, est considérée comme mort médicalement assistée non punissable celle qui survient par décision de la personne, majeure, dont la volonté est actuelle et réitérée, sérieuse, libre et éclairée, dans une situation de souffrance intolérable, avec blessure grave définitive, maladie extrême ou incurable, lorsqu’elle est pratiquée ou aidée par des professionnels de la santé », lit-on à l’article 3 du projet présenté par le PAN.

La notion de « maladie grave ou incurable » est définie dans l’initiative comme une « maladie grave qui menace la vie, dans une phase avancée et évolutive, incurable et irréversible, qui provoque des souffrances d’une grande intensité ».

La définition de « blessure définitive d’extrême gravité » est décrite comme « une blessure grave, définitive et largement invalidante qui place la personne en situation de dépendance à l’égard d’un tiers ou d’un support technologique pour l’accomplissement des activités élémentaires de la vie quotidienne, avec certitude ou probabilité très élevée que ces limitations persistent dans le temps sans possibilité de guérison ou d’amélioration significative ».

Dans l’exposé des motifs, le parti soutient que ce projet, « parce qu’il prévoit des mécanismes de contrôle élevés, soit par l’agrément obligatoire de plusieurs médecins, soit par la création d’une Commission qui analysera, avant et après le décès, le respect des exigences légales, évitera les situations d’abus, car il fait l’objet d’un degré élevé d’examen et de surveillance ».

« Parce que nous sommes en faveur de l’autodétermination, et dans le respect de l’autonomie et de la liberté, parce que nous comprenons que cette question a déjà été discutée en profondeur dans la législature précédente et parce qu’il y a dans cette nouvelle législature une majorité politique en faveur de la consécration de la non-sanction de l’aide médicale à mourir, nous avons décidé de remettre ce sujet en débat. Nous pensons que cela représente la volonté majoritaire de la société », lit-on dans le texte.

Selon la source officielle du parti, le PAN a déjà demandé que son initiative soit repoussée au 9 juin prochain, tout comme le BE, date du débat obligatoire (obligatoire) demandé par le PS sur le sujet.

Dans la précédente législature, la dépénalisation de l’aide médicale à mourir sous certaines conditions, modifiant le Code pénal, avait recueilli une large majorité au parlement, mais s’était heurtée à la Cour constitutionnelle, suite à une demande de contrôle préventif du Président de la République, puis en le veto qui en résulte.

La seconde version du décret, homologuée le 5 novembre 2021, avait ainsi rédigé les conditions d’exercice légal de l’aide médicale à mourir : « Par décision de la personne, majeure, dont la volonté est actuelle et réitérée, sérieuse, libres et éclairés. , dans une situation de souffrance intolérable, avec une blessure définitive d’une extrême gravité ou une maladie incurable et mortelle, lorsqu’ils sont pratiqués ou aidés par des professionnels de la santé ».

Cependant, dans d’autres parties du décret, pour la première fois, au lieu de « maladie incurable et mortelle », l’expression « maladie grave ou incurable », qui dans l’une des normes était définie comme « maladie grave qui menace la vie, dans un phase avancée et incurable », est apparue pour la première fois une phase progressive, incurable et irréversible, qui provoque des souffrances d’une grande intensité ».

Le président de la République a mis son veto à ce décret le 26 novembre, soulignant que le nouveau texte utilisait des expressions différentes pour définir le type de maladies requises et défendu que le législateur devait choisir entre la « seule maladie grave », la « maladie grave et incurable ». … et la « maladie incurable et mortelle ».

Au cas où l’Assemblée de la République voudrait « même choisir de renoncer à l’exigence que la maladie soit mortelle, et donc d’étendre l’autorisation d’aide médicale à mourir », selon Marcelo Rebelo de Sousa, elle optera pour une « plus radicale ». ou vision drastique » et s’est demandé si cela correspondait au « sentiment dominant dans la société portugaise ».

ARYL (IEL) // JPS