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Environ 300 000 CDD ont dépassé le délai légal – ministre du Travail

L’annonce a été faite par la ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale, Ana Mendes Godinho, lors de son discours lors de la présentation, à Lisbonne, du « Pacte pour des emplois plus nombreux et meilleurs pour les jeunes », une initiative de la Fondation José Neves, où elle était également présente, le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa.

« Nous avons recoupé les bases de données pour comprendre le nombre de personnes qui ont des contrats à durée déterminée dont le temps a déjà dépassé le délai légal », a indiqué le ministre, indiquant qu' »environ 300 mille situations » ont été détectées.

« A partir de ce croisement de données, nous préparons une action de détection intelligente, après approbation de l’Agenda du travail décent, afin que les entreprises soient invitées à régulariser ces situations », a ajouté Ana Mendes Godinho.

Lors de son discours, la responsable a défendu que le Portugal doit garantir les conditions pour que les jeunes restent dans le pays et ne pas émigrer, considérant que, malgré une reprise de l’emploi après la pandémie de covid-19, « il reste encore beaucoup à faire ».

« Le taux de précarité chez les jeunes était de 70 % en 2015 et, en ce moment, il est à 59 %, mais c’est mauvais. Il a diminué, mais c’est mauvais », a souligné Ana Mendes Godinho, soulignant qu' »en ce moment, toutes les organisations et tous les pays se disputent les talents et le Portugal ne peut pas perdre cette course ».

Le « Pacte pour des emplois plus nombreux et de meilleure qualité pour les jeunes » a été signé cet après-midi au Hub Criativo do Beato par 50 entreprises, dans le but de promouvoir l’augmentation de l’emploi des jeunes.

Parmi les 50 entreprises figurent Altice, Bial, BPI, Brisa, CTT, EDP, Galp, NOS, REN, Santander, SIBS ou encore The Navigator Company.

Les entreprises signataires s’engagent à « augmenter le pourcentage de jeunes dans les nouvelles embauches » et « de jeunes qui restent dans l’entreprise deux années consécutives » et aussi à « augmenter le pourcentage de jeunes en CDI » — sans objectifs concrets pour ces objectifs – « d’ici 2026, selon votre marge de progression ».

Aux termes du document, ils s’engagent également à « augmenter le pourcentage de jeunes diplômés du supérieur avec un salaire minimum équivalent au niveau de salaire correspondant à l’entrée dans la carrière générale de technicien supérieur » et à « faire en sorte qu’au moins 50% des les jeunes travailleurs participent à des actions de formation efficaces avec le soutien de l’entreprise, dans les trois années précédant 2026 ».

DF (IEL/AAT) // EA

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