Le président du PSD, Luís Montenegro, a estimé que le Premier ministre voulait « intervenir dans des affaires qui ne relèvent pas de sa responsabilité », en commentant l’ordre adressé à Endesa.

Depuis Expofacic, à Cantanhede, le Monténégro a accusé António Costa de « confondre une majorité absolue avec le pouvoir absolu que le PS entend exercer au Portugal », en « voulant intervenir dans des affaires qui ne relèvent pas de sa responsabilité directe ».

Pour le social-démocrate, l’intervention du Premier ministre dans ce dossier représente « un certain coup porté à la crédibilité de l’administration publique ». Le Monténégro a également qualifié ce cas de « très inhabituel ».

« Le gouvernement commence si mal que nous n’avons aucune raison de croire qu’il ira bien », a-t-il déclaré.

Luís Montenegro a également informé qu’il « demandera au gouvernement et à l’Autorité de régulation des services énergétiques un ensemble d’informations pour rassurer le pays ».

Outre le Monténégro, le vice-président du PSD, Miguel Pinto Luz, avait déjà annoncé que le PSD demanderait à l’Autorité de régulation des services énergétiques (ERSE) une analyse « sérieuse », « robuste » et « transparente » de la « vraie effet » que le mécanisme ibérique aura sur la facture d’électricité de « tous les consommateurs ».

A la même occasion, Miguel Pinto Luz a critiqué l’ingérence du gouvernement dans le marché et a admis avoir compris que c’est le devoir du régulateur de « défendre ceux qui en ont vraiment besoin, les consommateurs ».

Les déclarations du PSD font suite à l’interview du président d’Endesa, Nuno Ribeiro da Silva, au « Jornal de Negócios », où il a admis une augmentation de 40% de la facture d’électricité. « Notamment, à partir de fin août, mais déjà dans les factures de consommation d’électricité de juillet, les gens auront une mauvaise surprise. (…) On parle de quelque chose de l’ordre de 40 % ou plus par rapport à ce que les gens ont payé », a-t-il expliqué.

Après l’entretien, le bureau du Premier ministre a rapporté qu’António Costa avait signé un ordre avec deux ordres. La première stipule que « les services de l’administration directe et de l’administration indirecte de l’État ne peuvent procéder au paiement d’aucune facture émise par ENDESA, quelle qu’en soit la valeur, sans validation préalable, par arrêté du secrétaire d’État à l’Environnement et à la Énergie ». La seconde indique que « les services publics susmentionnés et l’ESPAP devraient procéder avec une approche de précaution aux consultations du marché, pour l’éventuel besoin d’embaucher de nouveaux prestataires de services ».