Avec ce décret-loi, le Gouvernement augmente de 31 à 100 euros la part fixe du supplément pour service dans les forces de sécurité, cette subvention couvrant désormais le risque de la profession.

Ce montant décidé par le gouvernement a été vivement contesté par les syndicats de la Sûreté publique et les associations socioprofessionnelles de la Guarda Nacional Republicana, qui n’acceptent pas la majoration de 69 euros.

Dans le diplôme, le Gouvernement justifie l’attribution de cette subvention par la reconnaissance du « rôle fondamental des forces de sécurité dans la préservation de la sécurité intérieure du pays », soulignant que les fonctions de police se caractérisent « par l’exercice des droits et l’accomplissement des fonctions spéciales, mais aussi en raison des conditions particulières et spécifiques de la fourniture du travail, notamment en ce qui concerne le risque et la charge accrus de leurs fonctions par rapport aux autres travailleurs de l’administration publique ».

L’exécutif explique que, « comme moyen de valoriser les forces de sécurité et de reconnaître les caractéristiques uniques des fonctions qu’elles exercent », la loi de finances de l’État pour 2021 a déterminé que le gouvernement évalue la révision des subventions et des compléments de rémunération des forces de sécurité « en afin de garantir l’évaluation uniforme des fonctions, intégrant la compensation due pour la difficulté et le risque accru des fonctions exercées », ainsi qu’établir que les mesures nécessaires soient prises pour allouer une subvention de risque.

Selon le décret-loi, l’actuel complément de service dans les forces de sécurité est composé d’une part variable de 20 % de la rémunération de base et d’une part fixe d’un montant de 31,04 euros, « visant à compenser le régime spécial de service disposition à laquelle sont soumis les éléments de police, à savoir la charge et les restrictions spécifiques des fonctions de sécurité, le risque, la difficulté et la disponibilité permanente ».

« Ce supplément est donc une rétribution due à la condition policière, dans ses divers aspects, qui inclut le risque inhérent à l’exercice de la profession », souligne le diplôme, notant que l’actuel supplément au service dans les forces de sécurité intègre  » le risque et la charge associés à la fonction », mais il a fallu ajuster la valeur.

L’exécutif considère que la part fixe du supplément sera augmentée « de plus du triple de sa valeur actuelle afin de compenser spécifiquement et adéquatement le risque et la charge des fonctions, laissant place au supplément pour service et risque des forces de sécurité ».

Selon le diplôme, l’augmentation de la part fixe à 100 euros par mois, versée en 14 mois, aux militaires du GNR et aux éléments de police du PSP a un impact budgétaire annuel de 50 millions d’euros financés par les recettes fiscales à travers le Budget du État.

Le décret-loi qui met à jour les montants de la part fixe du supplément pour service et risque dans les forces de sécurité coïncide avec le jour où les policiers reviennent aux manifestations en raison de la subvention de risque.

L’Union des professionnels de la police (ASPP/PSP) et l’Association des professionnels de la garde (APG) ont prévu une réunion à 17h00 aujourd’hui devant la résidence du Premier ministre.

Au cours de la manifestation, les dirigeants de l’ASPP/PSP et de l’APG/GNR remettront au premier ministre, António Costa, la proposition qu’ils avaient soumise au ministère de l’Administration intérieure (MAI) lors des négociations et qui n’a pas été acceptée par le Ministère supervisé par Eduardo Cabrita.

L’ASPP/PSP et l’APG/GNR défendent le paiement échelonné de la subvention de risque jusqu’en 2024. En janvier 2022, 200 euros seraient versés, en 2023 elle est portée à 300 euros, s’établissant en 2024 à 430 euros.

La subvention du risque est l’une des principales et des plus anciennes demandes des policiers.

CMP // HB

Le contenu du Diplôme qui fixe la subvention du risque à 100 euros publié dans Diário da República apparaît d’abord dans Visão.