L'Union des travailleurs du spectacle, de l'audiovisuel et des musiciens (CENA-STE) a l'intention de transformer Rossio, à Lisbonne, Avenida dos Aliados, à Porto, et la zone où se trouve le Teatro Lethes, à Faro, «dans un grand espace de lutte, de protestation, d'affirmation que des mesures d'urgence sont nécessaires de toute urgence, et aussi de changer la législation », a expliqué à Lusa le dirigeant syndical Rui Galveias.

Dans le communiqué annonçant la manifestation nationale, le syndicat a rappelé que "trois mois se sont écoulés depuis que la pandémie a changé la vie de chacun et de manière très violente celle des musiciens, des travailleurs du spectacle et des travailleurs de l'audiovisuel".

«Dans un secteur où la précarité domine, les effets sont catastrophiques et au fil du temps, sans mesures d'urgence et fondamentales prises, les conséquences sont de plus en plus dévastatrices et prédisent un effet prolongé sur la vie des professionnels et des sur la culture », a souligné le syndicat.

Début mars, les émissions ont commencé à être reportées ou annulées à la suite des mesures d'urgence fixées par les autorités pour tenter d'arrêter la propagation de covid-19.

Selon une enquête réalisée par CENA-STE, dont les résultats ont été annoncés début avril, 98% des travailleurs du spectacle ont vu leur emploi annulé, dont un tiers pour plus de 30 jours.

Sur le plan financier, pour les 1 300 personnes ayant répondu au questionnaire, les pertes dues aux suppressions d'emplois représentent deux millions d'euros, uniquement pour la période de mars à mai de cette année, selon CENA-STE (qui indique la perte d'un revenu moyen par employé d'environ 1 500 euros).

L'enquête, réalisée dans la seconde quinzaine de mars, dans le cadre de l'accouchement, en réponse à la pandémie de Covid-19, a également indiqué que 85% des travailleurs interrogés sont indépendants et ne bénéficient d'aucune protection du travail.

Avec ces données «périmées», le syndicat va désormais promouvoir une nouvelle enquête, «car la situation n'a fait qu'empirer».

En plus d'exiger des mesures d'urgence, les professionnels du secteur plaident depuis des décennies pour un changement de législation, afin de permettre la création du statut intermittent.

La semaine dernière, le ministre de la Culture, Graça Fonseca, s'est engagé à ce que le statut d'intermittent soit achevé d'ici la fin de l'année.

JRS // TDI

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