Une vingtaine de membres de l'Association syndicale des chefs du corps des gardiens de prison (ASCCGP) ont tenu aujourd'hui une veillée devant le ministère des Finances (MF), pour exiger la libération des moyens nécessaires au fonctionnement du système pénitentiaire.

S'adressant à l'agence Lusa, Hermínio Barradas, président de l'ASCCGP, a rappelé que cette veillée «est liée au manque d'allocation de ressources» par le MF, en vue de «résoudre les problèmes du système carcéral».

Selon le même dirigeant syndical, ces revendications sont déjà validées en quelques minutes par le ministère de la justice et la direction générale de la réinsertion et des services pénitentiaires (DGRSP), mais «ne se concrétisent pas par la location de ressources du MF».

"Nous sommes ici parce que le MF n'alloue pas de ressources au MJ et à la DGRSP pour protéger le système pénitentiaire", a déclaré Hermínio Barradas, insistant sur le fait que ces moyens sont validés, mais ne sont pas activés par le MF.

Le même responsable syndical a souligné que le système pénitentiaire est un «besoin social impératif», mais que les moyens ne sont pas alloués pour qu'il puisse mener à bien sa mission.

«Les ressources sont rares», a averti Hermínio Barradas, notant qu'il y a une «pénurie de personnel» et un «terrible vieillissement du personnel», une situation qui s'aggrave avec l'actuel départ à la retraite de plusieurs éléments et la transition vers le départ à la retraite d'autres dans le temps à venir.

Selon le président de l'ASCCGP, le MJ et la DGRSP sont «conscients de la situation» et des problèmes qui affligent le système pénitentiaire, mais sont «les mains liées» sans les fonds du MF, reconnaissant que le ministère dirigé par Francisca Van Dunem prend fin d'être «otage» du MF, en raison du non-déblocage des fonds.

Le dirigeant syndical a averti que cette veillée était le début de ce qui pourrait s'avérer être une série de protestations et de manifestations, et une grève aux heures supplémentaires est déjà prévue le 16 novembre.

Le manque de moyens accordés par le MF à la DGRSP met en péril, selon lui, le fonctionnement du système pénitentiaire et les droits des détenus, affectant les déplacements vers les hôpitaux et les centres de santé, ainsi que les déplacements devant les tribunaux et les activités d'enseignement des détenus.

Interrogé sur les effets du covid-19 sur les prisons portugaises, Hermínio Barradas a souligné que le covid avait changé la situation, mais ne l'avait pas aggravée, grâce à l'engagement et au dévouement du personnel des gardiens de prison.

Il a noté, cependant, que la patience est à la limite du manque de ressources et que les chefs atteignent un point où ils sentent qu'ils n'ont plus la légitimité de demander plus d'efforts et de travail aux rares ressources humaines qui travaillent quotidiennement dans le système pénitentiaire.

Si le problème des ressources du système pénitentiaire n'est pas résolu par le MF, le syndicat menace de durcir les formes de lutte et de faire connaître certaines situations anormales qui se sont produites dans les services de la DGRSP précisément parce que les moyens nécessaires n'ont pas été alloués.

FC // HB

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