Dans un communiqué transmis aujourd’hui à l’agence Lusa, le Syndicat national du corps des surveillants pénitentiaires (SNCGP) soutient que l’APAR a « successivement » attaqué le corps des surveillants pénitentiaires, ajoutant que la « goutte d’eau » était la « description complètement fausse du faits. » » survenus à l’Établissement pénitentiaire (EP) de Chaves.

Il s’agit d’un ‘post’ publié jeudi par l’APAR sur sa page Facebook, dénonçant une prétendue « agression violente » contre un détenu par des gardiens de prison.

« Cette fois, la victime était un détenu qui a reçu des coups de poing et s’est fait un « étranglement arrière nu », si violent qu’il a dû être transporté à l’hôpital. Selon nos sources, un diplômé et deux gardiens sont entrés dans sa cellule, l’ont accusé d’avoir parlé à la fenêtre de sa cellule à deux heures du matin et d’avoir ‘trop de fruits dans la cellule’ (apparemment 10 oranges) », lit la publication.

« Lorsque le ‘magazine’ a été terminé, ils ont laissé la porte du placard ouverte et le détenu, en la fermant, a frappé avec, ce qui était considéré comme une raison pour être battu au point de devoir être envoyé à l’hôpital », explique l’APAR. . , dans le ‘post’, écrit le 9 juin.

L’APAR indique avoir porté plainte auprès du Procureur général de la République à propos de cette situation et de « trois autres plus récentes ».

« Ces agressions, qui en plus d’être illégales, sont une démonstration de la lâcheté la plus perverse, le plus souvent menée en groupe contre un seul détenu, qui sait qu’il ne peut pas se défendre. Ils devront être sévèrement punis, ne serait-ce que pour mettre fin à ces attitudes ignobles qui font honte au système pénitentiaire et à la Prison Guard Corporation elle-même », écrit l’APAR.

Le Syndicat du corps des gardiens de prison réfute les accusations, affirmant qu’il s’agit d’une « description complètement fausse » des faits.

« Une fois de plus, l’absence totale de crédibilité de cette association est avérée, dont le seul objectif est de diffamer le Corps des gardiens de prison avec des accusations infondées, en essayant avec malveillance de faire des détenus des anges et des gardiens des démons », affirme le syndicat.

Le communiqué, signé par le président du SNCGP, Carlos Sousa, souligne que « la bonne réputation du Corps des gardiens de prison, des gardiens en tant que professionnels, et des femmes et des hommes des familles, qui portent leurs uniformes tous les jours pour surveiller l’école élémentaire , sont en jeu. la sécurité et le fonctionnement des prisons.

« Comme le monde carcéral est un monde fermé, il est facile de créer des fables et des « histoires » pour ceux qui ne connaissent pas le corps des gardiens de prison et la grande majorité de la population carcérale. Par conséquent, le moment est venu pour APAR d’être tenu responsable, pénalement et civilement, de l’information de manière frivole et malveillante », lit-on dans le communiqué.

Selon le syndicat, le procès « sera inscrit prochainement » à la Direction de l’investigation et de l’action pénale en tant que participation pénale, au cours de laquelle le SNCGP déposera une demande de dommages et intérêts au civil.

Toute indemnisation pouvant être déterminée par le tribunal sera reversée à l’Association portugaise d’aide aux victimes (APAV).

« Parce que c’est l’APAV qui représente les vraies victimes de la société, les victimes de ceux qui ont subi les épreuves d’avoir connu beaucoup de ceux qui font désormais partie de la population carcérale », justifie le Syndicat national du corps des surveillants pénitentiaires (SNCGP).

JGS // JAP