L’affaire a été avancée par l’hebdomadaire Jornal de Leiria, les deux associations accusant le Celpa, dont font partie des entreprises comme Navigator et Altri, d’avoir planté des eucalyptus sur 4,6 hectares qui auraient été destinés à l’arbousier, dans un projet de reboisement intitulé « Reborn Pedrógão ».

Aujourd’hui, le Celpa indique dans un communiqué qu’il n’est pas « officiellement responsable de l’entretien des zones en question », mais qu’il a demandé à l’Institut pour la conservation de la nature et des forêts (ICNF) de « développer les procédures qu’il juge nécessaires ». de sorte que le domaine couvert est « à nouveau le miroir de la légalité qui s’impose ».

Dans un communiqué transmis aujourd’hui à l’agence Lusa, Quercus et Acréscimo précisent qu’après une visite du terrain début juillet, ils sont tombés sur une parcelle agréée par l’ICNF en septembre 2020 pour l’installation d’arbousier, mais qui était occupée par l’eucalyptus.

Pour les deux associations, il s’agit d’une « situation d’illégalité manifeste, reflet d’un projet trafiqué dans son exécution ».

« Dans ce centre et les centres adjacents, Quercus et Acréscimo ont constaté que, dans l’intervention annoncée dans la construction et l’amélioration des chemins et des pare-feu, en vue d’une « plus grande résistance aux incendies », les eucalyptus ne sont pas visibles uniquement sur la chaussée. Ils ont été plantés jusqu’aux limites des chemins et des pare-feux », soulignent-ils.

Dans le communiqué, ils pointent également les forts impacts résultant de la mobilisation des sols pour la construction de terrasses sur la rive droite de la rivière Zêzere, qui produit « une augmentation significative du risque d’érosion ».

« Cette mobilisation injustifiée des sols a eu lieu au milieu de la Réserve écologique nationale et dans le cadre du Plan d’aménagement des réservoirs de Cabril, Bouçã et Santa Luzia », ​​critiquent-ils.

Le projet a été réalisé en partenariat avec la municipalité de Pedrógão Grande, l’Association des producteurs et propriétaires forestiers (APFlor) et l’Association des victimes des incendies de Pedrógão Grande (AVIPG).

Le Celpa face à « surprise et indignation » l’information selon laquelle « il peut y avoir des non-conformités ponctuelles sur le terrain résultant de l’installation du programme », arguant que, « si une caractéristique du projet a été modifiée après sa plantation », cela devrait être « répondre immédiatement ».

Dans le communiqué de presse, le Celpa, qui nomme le programme « Replant Pedrógão » (autrefois il l’appelait « ReNascer Pedrógão »), souligne que l’initiative est née de la « nécessité de redonner vie à la forêt et d’espérer à la population de Pedrógão Grande », après les grands incendies de 2017.

Selon le Celpa, environ 130 hectares de forêt ont déjà été reboisés, en utilisant des essences comme le pin maritime, l’eucalyptus, l’arbousier ou le chêne, et 54 kilomètres de chemins et pare-feux ont été aménagés.

« Déterminé à contribuer à une meilleure forêt, à partir du 8 août, le Celpa entamera également un processus interne d’identification détaillée de l’ensemble de la zone déjà intervenue et caractérisera éventuellement les situations constatées non conformes aux exigences légales sur lesquelles nous avons insisté. se conformer dès la première heure », a-t-il souligné.

L’agence Lusa a tenté d’obtenir des éclaircissements de l’ICNF, mais sans succès jusqu’à présent.

JGA // JEF