Enseignants et personnels non enseignants entament aujourd’hui une semaine de grève contre la précarité et pour de meilleures conditions de travail, une manifestation qui coïncide avec la rentrée scolaire dans l’enseignement obligatoire.

Tous les professionnels de l’éducation, y compris les travailleurs de l’enseignement supérieur, sont couverts par les préavis de grève du Syndicat de tous les enseignants (STOP), qui sont en vigueur entre aujourd’hui et se termine le 17 septembre.

S’adressant à Lusa, le coordinateur de STOP, André Pestana, a expliqué que le syndicat a décidé de faire coïncider la période de lutte avec le début des classes de l’enseignement obligatoire, car ce sera une année scolaire marquée par la municipalisation de l’Éducation.

Selon STOP, le transfert de compétences à l’égard du personnel non enseignant se traduira par le licenciement de travailleurs qui s’apprêtaient à intégrer la fonction publique.

Outre la municipalisation, qui devrait s’achever d’ici le 31 mars 2022, la grève vise à dénoncer les « concurrences déloyales » des enseignants qui, selon STOP, font dépasser les enseignants de niveau inférieur à ceux de niveau supérieur.

La précarité de milliers d’enseignants qui restent plus d’une décennie sous régime contractuel, l’évaluation avec des quotas qui ne permet qu’à quelques-uns d’avoir les meilleures notes et l’âge de la retraite sont d’autres raisons de la protestation présentée par le syndicat.

Concernant la retraite, STOP défend qu’il devrait y avoir un régime spécial « sans pénalité à partir de 60 ans et le droit à une préretraite digne ».

STOP exige également que des subventions de transport et d’hébergement soient accordées aux enseignants placés loin de leur domicile et que les « salaires de misère » des assistants opérationnels soient augmentés.

En matière d’évolution de carrière, le syndicat appelle à la fin de « l’étranglement dans l’accès aux 5e et 7e niveaux ».

« Tous les professionnels de l’éducation (personnel enseignant et non enseignant) ont été bafoués et privés de leurs droits, ce qui s’est traduit par une dévalorisation, une démotivation et un épuisement accrus de ces professionnels essentiels, ce qui nuit également à nos enfants et à nos jeunes », rappelle-t-il. STOP dans une déclaration.

Dans les salles de classe, il souhaite qu’il y ait moins d’élèves par classe et que des mesures soient mises en place pour lutter contre l’indiscipline.

L’année scolaire commence cette semaine pour environ 1,2 million d’élèves de la 1re à la 12e année, une année au cours de laquelle commence également le plan de récupération des apprentissages perdus lors du confinement forcé par la pandémie de covid-19. .

OUI(RSYT) // JMR

Lusa/Fin

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