Dans un communiqué, Nuno Melo note qu' »il est possible que le président d’Endesa ait été alarmiste ou partial (le temps nous le dira) » en anticipant une augmentation d’environ 40% du coût de l’électricité, mais défend qu' »il n’y a pas un seul Des Portugais qui connaissent exactement les comptes de l’accord péninsulaire sur le gaz, sans parler des termes comparatifs de la négociation entre le Portugal et l’Espagne avec l’Union européenne ».

« L’opposition au parlement ne dénonce ni ne demande. Le Premier ministre se sent libre de faire ce qu’il veut et comme il lui plaît », a-t-il critiqué.

Concernant l’ordonnance qui stipule que les services de l’État ne peuvent pas payer les factures d’Endesa sans validation préalable par le secrétaire d’État à l’environnement et à l’énergie, le député européen CDS-PP a estimé que « ce style vindicatif n’est ni courant ni normal dans l’Union européenne, où le marché est censé faire les choix et opter pour les meilleurs prix et la meilleure qualité de service ».

« A partir de ce geste du premier ministre, les hommes d’affaires savent : soit ils se taisent, soit ils ‘prennent’, parce que quiconque s’en prend au PS, le prend », a souligné le centriste.

Nuno Melo a également souligné que « le Portugal a un Premier ministre qui d’une main pointe du doigt les entreprises (GALP et Endesa) et de l’autre choisit les avantages qu’il accorde à certaines (EFACEC) » et que « l’économie commence à glisser dangereusement vers un système où l’arbitraire est la règle et la peur de déplaire au pouvoir est fréquente ».

« La cause a un nom, qu’en 48 ans le CDS a toujours dénoncé : majorité absolue d’un parti unique, sans contrôle et sans limites », a revendiqué le leader démocrate-chrétien.

Nuno Melo a également estimé qu' »il y a aussi un manque d’opposition à l’Assemblée de la République capable de faire la différence que le moment impose », réitérant qu' »il appartiendra au CDS-PP de retrouver la place qu’il est, d’ailleurs, et il est clair que le Portugal en a besoin ».

Le Premier ministre a déterminé que les services de l’État ne pouvaient pas payer les factures d’Endesa sans validation préalable du secrétaire d’État à l’environnement et à l’énergie, après que le président de l’entreprise eut admis des augmentations de 40 % de l’électricité.

Le président d’Endesa, Nuno Ribeiro da Silva, a déclaré dimanche, dans une interview au Jornal de Negócios et à Antena 1, que l’électricité augmenterait d’environ 40 % dans les factures de juillet, et que cette augmentation était justifiée par le mécanisme ibérique de contrôle de la prix du gaz dans la production d’électricité.

Le ministère de l’Environnement et de l’Action pour le climat a ensuite publié une déclaration dans laquelle il rejette les déclarations de Nuno Ribeiro da Silva, les qualifiant d' »alarmistes ».

À Lusa, le secrétaire d’État à l’Énergie, João Galamba, a déclaré qu’il était impossible de voir une augmentation de 40 % de la facture énergétique via le mécanisme ibérique, se référant aux offres commerciales des entreprises elles-mêmes.

Dimanche également, après des déclarations controversées du président d’Endesa, l’ERSE – Entidade Reguladora dos Serviços Energéticos, a déclaré qu’elle serait « particulièrement attentive » au comportement des fournisseurs concernant la répercussion de l’impact sur les consommateurs du mécanisme ibérique qui limite le prix de l’électricité gaz destiné à produire de l’électricité.

Après la polémique, Endesa a fini par publier lundi un communiqué s’engageant à maintenir les prix contractuels jusqu’en décembre et à respecter les engagements établis dans le mécanisme ibérique.

FM (SO/JS/PE) // ACL