L’enjeu est l’annonce, faite mardi, par la municipalité du district de Beja de la mise en place d’un plan, en collaboration avec GNR, «pour assurer l’inspection du confinement strict» de la communauté résidant dans la région de Rossio do Santo. , où une épidémie de covid-19 a été identifiée avec 17 personnes infectées.

Selon SOS Racismo, dans un communiqué envoyé à l’agence Lusa, « ces cas confirmés de personnes infectées par Covid-19 ne sont pas les premiers depuis le début de la pandémie en mars 2020 ».

«Cependant, c’est la première fois que, devant un groupe de personnes infectées, un conseil municipal décide de procéder à un plan de confinement ethnique», dans une «mesure de ségrégation ethnique, sans précédent dans le pays», dit-il.

SOS Racismo demande donc «que la mairie de Castro Verde, dirigée par le Parti socialiste, révoque immédiatement cette décision».

«Et nous exigeons que les entités compétentes, à savoir le parquet, le gouvernement et la Commission pour l’égalité et contre la discrimination raciale, analysent ce qui s’est passé et appliquent la loi, dénonçant et sanctionnant toute mesure de ségrégation ethnique», souligne-t-il.

Contacté par Lusa, le maire de la commune, António José Brito, a refusé de commenter les accusations de SOS Racisme, renvoyant des explications pour une clarification émise aujourd’hui par la commune.

Dans cette déclaration, le conseil garantit qu ‘ »il a le même respect et la même considération que les citoyens de la communauté rom de la municipalité de Castro Verde ont le même respect que tous les citoyens méritent ».

«De ce fait et de cette action, les gens de cette communauté peuvent témoigner mieux que quiconque», ajoute-t-il.

Selon l’autarchie, après l’identification de l’épidémie dans la communauté résidant à Rossio do Santo et «comme dans d’autres occasions où des infections ont été détectées chez des travailleurs de la municipalité, des institutions ou des entreprises», on a cherché à «informer et clarifier la population avec transparence, pour démystifier les rumeurs et transmettre la tranquillité, toujours dans le strict respect de la vie privée et de la préservation de l’identité ».

La municipalité a également expliqué que, «ayant été enregistré par GNR plusieurs occurrences de non-respect de l’obligation de confinement obligatoire déterminé par les autorités sanitaires par des éléments de ménages présentant des cas d’infection», il a été déclenché, «en lien avec la protection civile et la sécurité forces », un« plan de réponse, à travers le Bureau d’action sociale ».

Ce plan visait à «mettre à disposition les ressources nécessaires, dans une logique de plus grande proximité, pour assurer le bien-être des membres de la famille affectés et minimiser les risques d’augmentation des chaînes de transmission du virus», qui «s’est fait connaître dans un publication sur la page Facebook du comté « .

«En conséquence, il a été noté que cette publication n’atteignait pas son objectif de clarification. Les réactions et interprétations de cette communication ont été dans certains cas exprimées dans des commentaires qui portent atteinte à la dignité des citoyens, il a donc été décidé qu’elle devrait être éliminée », a-t-il observé.

La municipalité a également garanti que «Castro Verde est un territoire fier de son identité et de sa diversité culturelle, qu’elle valorise en permanence», même pendant la pandémie de covid-19.

La pandémie de covid-19 a causé au moins 2 149 818 décès résultant de plus de 100 millions de cas d’infection dans le monde, selon un rapport de l’Université Johns Hopkins aux États-Unis.

Au Portugal, 11 012 personnes sont décédées des suites de 653 878 cas confirmés d’infection, selon le dernier bulletin de la direction générale de la santé.

CYMP // RRL

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