Ce mouvement, qui rassemble des hommes d'affaires et des restaurateurs, des bars, des clubs, de la culture, des événements, des hébergements et des taxis, a été reçu aujourd'hui à la Maison civile de la Présidence de la République, et a révélé qu'il avait l'occasion «d'exposer ses idées et propositions, demandant au Président (Marcelo Rebelo de Sousa) d'intercéder d'urgence en faveur du secteur ».

«Sans réponses concrètes et immédiates aux demandes présentées, et compte tenu de l'urgence des mesures qui soutiennent un secteur qui est déjà à l'agonie depuis neuf mois, et qui, maintenant, avec les nouvelles restrictions, entre dans une phase encore plus dramatique, le Mouvement ne vous avez une autre option mais pour continuer ce combat », souligne la note.

Le mouvement était représenté par Ljubomir Stanisic, José Gouveia et Manuel Salema, et cette rencontre «faisait suite à une demande d'audition» le 16 novembre, «adressée au président de la République, mais aussi au Premier ministre, Dr. António Costa, et au ministre d'État à l'Économie et à la Transition numérique, Dr Pedro Siza Vieira ».

«Sur les trois demandes envoyées, seul le« courrier électronique »envoyé au bureau de la présidence a reçu une réponse et, aujourd’hui, l’audition demandée est terminée», souligne également le communiqué.

Pour le mouvement Surviving Bread and Water, bien qu'il n'appartienne pas au Président de la République de légiférer, il est «l'une de ses fonctions d'attirer l'attention de l'Assemblée de la République sur toute question qui, à son avis, appelle une intervention parlementaire».

A partir d'aujourd'hui, dans des tentes installées devant l'Assemblée de la République, certains membres du mouvement seront en grève de la faim, "en guise de protestation et de solidarité avec tous ceux qui, en ce moment, n'ont rien à manger", peut lire.

«Pour 43% d'entre nous, entreprises de restauration, etc., qui envisagent de passer à l'insolvabilité. Pour 19% d'entre nous, des sociétés d'hébergement touristique, qui envisagent de fermer leurs portes. Pour ceux qui sont restés en chemin. Pour les plus de 49 000 emplois perdus dans le secteur de la restauration et de l'hôtellerie au cours du troisième trimestre 2020. Pour tous ceux qui perdront leur emploi, leur gagne-pain, la nourriture sur la table si l'aide n'arrive pas déjà », a-t-il dit.

La pandémie de covid-19 a causé au moins 1 433 378 décès résultant de plus de 60,9 millions de cas d'infection dans le monde, selon un rapport de l'agence française AFP.

Au Portugal, 4 276 personnes sont décédées des 285 838 cas d'infection confirmés, selon le dernier bulletin de la direction générale de la santé.

Les mesures de lutte contre le covid-19 ont paralysé des secteurs entiers de l'économie mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) a averti que la pandémie inversera les progrès réalisés depuis les années 1990, en termes de pauvreté, et aggravera les inégalités.

Le FMI prévoit une baisse de 4,4% de l'économie mondiale en 2020, avec une contraction de 4,3% aux États-Unis et de 5,3% au Japon, tandis que la Chine devrait croître de 1,9%.

Pour 2021, l'organisation basée à Washington prévoit une croissance de 5,2% de l'économie mondiale, par rapport à 2020.

Pour le Portugal, le FMI prévoit une baisse de 10% en 2020 et une reprise de 6,5% pour 2021.

Ces prévisions diffèrent de celles du gouvernement portugais, qui anticipe une baisse de l'économie de 8,5% cette année, et une reprise de 5,4% en 2021.

La Commission européenne prévoit une baisse de 9,3% de l'économie portugaise en 2020 et une croissance de 5,4% l'année prochaine.

DYMC // EA

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