L’Inspection générale des activités culturelles (IGAC) a précisé aujourd’hui qu’il est « obligatoire » de réaliser des tests au covid-19 lors des manifestations culturelles, lorsque le nombre de spectateurs dépasse le millier, dans les spectacles en plein air, et 500, dans les espaces clos.

La clarification de l’IGAC intervient quelques heures après que la règle de la Direction générale de la santé (DGS) soit connue, qui précise différents nombres de participants aux événements familiaux, culturels et sportifs, à partir desquels elle recommande de tester le covid-19.

« La Direction générale de la santé (DGS) a mis à jour la norme n°019/2020, du 14/06/2021, relative à la stratégie nationale de dépistage du SARS-CoV-2, à partir de laquelle il est obligatoire de réaliser des dépistages en laboratoire dans les événements culturels pour les participants/ spectateurs, dès lors que le nombre de participants/spectateurs est supérieur à 1000, en milieu ouvert, ou supérieur à 500, en milieu fermé », définit l’Inspection générale des activités culturelles (IGAC), dans un communiqué diffusé ce jour.

Selon cette entité, « pour les événements à caractère culturel, dont la vente de billets a déjà commencé à la date de mise à jour de la norme en question [com mais de mil espectadores em espaços ao ar livre e mais de 500 em espaços fechados], il est recommandé au promoteur d’évaluer la possibilité de réaliser des dépistages en laboratoire ».

L’IGAC explique que « les tests acceptés » sont : « le test rapide d’antigène (TRAg), réalisé 48 heures avant le début de l’événement ; test rapide d’antigène dans la modalité d’autotest (collecte nasale), le même jour et sur le lieu de l’événement et sous la supervision d’un professionnel de santé ; test d’amplification des acides nucléiques (TAAN), comme la RT-PCR, la RT-PCR en temps réel ou le test moléculaire rapide, jusqu’à 72 heures avant l’événement », selon la norme mise à jour mardi par la DGS.

Cette norme, faisant référence à la Stratégie nationale de dépistage du SRAS-CoV-2, recommande « la réalisation de tests de laboratoire lors d’événements familiaux, y compris les mariages et les baptêmes, ainsi que toute autre célébration similaire, avec rassemblement de personnes extérieures au foyer, à professionnels et participants chaque fois que le nombre de participants dépasse dix ».

Également dans les manifestations culturelles ou sportives, le dépistage est recommandé « chaque fois que le nombre de participants/spectateurs dépasse le millier, en milieu ouvert, ou plus de 500, en milieu fermé ».

Le secrétaire d’État à la Santé, António Lacerda Sales, a déclaré aujourd’hui que les organisateurs d’événements ont le devoir de recommander des tests et le pouvoir d’empêcher l’entrée de ceux qui ne passent pas de test.

«Il y a une forte recommandation ici et il y a un devoir de la part des agents de promotion de tester tous ceux qui se rendent à un événement. Par conséquent, lorsque les gens se rendent à un événement, ils doivent être testés et le promoteur est sûr d’empêcher la personne de participer à l’événement si elle n’est pas testée », a déclaré aux journalistes António Lacerda Sales, à Santa Cruz da Trapa, à São Pedro do Sud, quartier de Viseu.

En ce sens, il a ajouté qu’ils sont aussi « une entité de contrôle et c’est pourquoi c’est la coresponsabilité du promoteur », tout en défendant que chacun des citoyens est responsable de lui-même et des autres.

« Les promoteurs doivent, et c’est pourquoi c’est fortement recommandable, le mot est explicite ; et si vous regardez la résolution du Conseil des ministres, le point numéro trois dit « devrait », et le mot en portugais est assez explicite. Ils doivent promouvoir ces tests », a souligné le responsable gouvernemental.

António Sales a estimé qu’« il est très important que les gens se testent avant les événements », car « ce sont de grandes agglomérations de personnes, avec une capacité bien définie dans la norme, avec 500 personnes à l’intérieur et 1 000 à l’extérieur ».

Le promoteur Álvaro Covões, de la direction de l’Association des promoteurs de spectacles, festivals et événements (APEFE), dans des déclarations à l’agence Lusa, a considéré lundi le caractère obligatoire de ces tests, avant les événements culturels, avec des frais pour les spectateurs, « une catastrophe pour le secteur culturel ».

« S’il y a peu de public maintenant, [com teste obrigatório pago] il y en aura encore moins – les tracas d’auditionner à chaque spectacle. Et puis il y a le principe de proportionnalité, où le test peut être plus cher que le ticket. C’est complètement inutile et désorganisé », a-t-il déploré.

Dimanche, l’Associação Espetáculo – Agents et producteurs portugais a défendu la gratuité des tests de diagnostic lors des manifestations culturelles et, en contrepartie de l’obligation, a demandé une augmentation de la capacité des salles.

Mardi, l’Association portugaise des festivals de musique (Aporfest), dans un communiqué, s’est déclarée « en faveur des tests de masse, mais cohérents avec les autres secteurs et compatibles avec le développement économique, et non avec le caractère néfaste actuel, qui fait peser le le public ou sur le promoteur ».

La norme DGS précise également que, dans un contexte de travail, dans les lieux à plus grand risque de transmission, tels que les fermes et le secteur du bâtiment civil, des tests sont recommandés tous les 14/14 jours.

Cette recommandation est également appliquée dans les services publics et les lieux de travail de 150 travailleurs ou plus, indépendamment de leur relation de travail, de la modalité ou de la nature de la relation juridique, ajoute-t-il.

JRS (DYMC/IYN/SS) // MAG