L'ancien ministre turc, qui a officiellement pris ses fonctions à l'ouverture de la 75e session annuelle de l'ONU, a déclaré que la réunion spéciale de l'assemblée consacrée à la pandémie est prévue pour "la première semaine de novembre".

La date est cependant contestée par plusieurs diplomates, qui l'ont jugée trop tôt pour la rencontre, à un moment où le monde, et notamment les Etats-Unis, continue de lutter pour enrayer la propagation de la maladie, selon l'agence de presse. France-Presse (AFP).

Pour cette raison, selon les mêmes sources, des négociations sont désormais en cours pour la première semaine de décembre, a indiqué l'AFP.

Pour Volkan Bozkir, qui est favorable à la reprise des rencontres en face à face à l'ONU, tenues depuis mars principalement par visioconférence, cette session sur la pandémie aurait déjà dû avoir lieu «en juin».

"Tant que les conditions de santé le permettront, j'ai l'intention de tenir des réunions en face à face à l'Assemblée générale", a-t-il ajouté, soulignant que la présence physique est importante.

"Dans notre rôle (en tant que diplomates), il n'y a pas d'alternative aux rencontres en face à face pour construire une compréhension à long terme des positions de chacun et forger des compromis", a-t-il souligné.

La semaine prochaine, Bozkir présidera la réunion annuelle des dirigeants mondiaux à l'Assemblée générale des Nations Unies, dans un format principalement virtuel, avec des chefs d'État prononçant des discours préenregistrés et la présence physique d'un diplomate de chaque État membre.

Lors de l'ouverture de la réunion annuelle, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a estimé que 2021 sera «une année critique» pour les Nations Unies, défendant la nécessité de renforcer les «systèmes de santé».

Devant les diplomates de 193 pays membres de l'ONU, Guterres a mis en garde contre les risques de l'unilatéralisme dans la lutte contre la pandémie et a appelé à un nouvel engagement en faveur de la coopération mondiale, qui permettrait également une distribution juste et équitable des vaccins.

Dans son discours d'adieu au poste de président de l'Assemblée générale de l'ONU, le Nigérian Tijjani Muhammad-Bande a déclaré que le nouveau coronavirus montrait la nécessité d'approfondir la coopération multilatérale dans le secteur de la santé.

Les travaux de la 75e session de l'Assemblée générale des Nations Unies ont commencé mardi à New York et devraient se poursuivre jusqu'au 22 septembre.

C'est la première fois dans l'histoire de l'organisation que la réunion se déroule dans un format virtuel, en raison de la crise pandémique actuelle.

La pandémie de covid-19 a déjà fait au moins 929 391 morts et plus de 29,3 millions de cas d'infection dans 196 pays et territoires, selon un rapport de l'agence française AFP.

Après que l'Europe ait succédé à la Chine comme centre de la pandémie en février, le continent américain est désormais celui qui compte le plus de cas confirmés et le plus de décès.

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