Dans un document transmis la semaine dernière au Bureau de la stratégie culturelle, de la planification et de l’évaluation (GEPAC), auquel l’agence Lusa a eu accès, le Médiateur rappelle qu’il existe « plusieurs situations qui ont déjà été identifiées, qui continuent d’empêcher un tel soutien de sont effectivement versées à tous les demandeurs qui peuvent avoir le droit légal d’en bénéficier, ou, à défaut, le droit de comprendre les raisons exactes pour lesquelles ils ne pourront pas en bénéficier ».

De l’avis du Médiateur, « il est important, en priorité, que ces versements soient débloqués et que cette aide sociale d’urgence parvienne effectivement à tous ceux qui en ont besoin dans les plus brefs délais ».

Contactée par l’agence Lusa, source officielle du bureau de l’ombudsman, elle a révélé aujourd’hui que, depuis le début de l’année et jusqu’à lundi, 178 plaintes avaient été reçues concernant ce soutien, et actuellement « 55 cas sur ce sujet sont en cours d’instruction ». .

Il s’agit de l’aide sociale extraordinaire aux professionnels de la Culture, d’un montant de 438,81 € (se référant à un Indice d’Aide Sociale), annoncée le 14 janvier comme étant « universelle et imputable à tous les travailleurs indépendants », ayant une activité économique dans le secteur culturel, pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de covid-19.

Initialement, il comportait un seul versement, faisant référence au mois de mars, mais il a fini par être prolongé jusqu’en mai, avec des délais de candidature spécifiques pour les professionnels qui remplissaient trois règles : être inscrit aux Finances, avoir une activité inscrite dans le secteur Culture, en 2020, et être travailleur autonome.

Au cours de ce processus, plusieurs représentants des travailleurs ont révélé que l’attribution était retardée compte tenu du contexte d’urgence et d’arrêt du secteur en temps de confinement, et que des dizaines de demandes étaient considérées comme non valides, en raison d’erreurs dans les bases de données.

La tutelle a admis, en avril, que les erreurs seraient corrigées et que certaines des commandes jugées invalides seraient réévaluées.

Cependant, alors que la période de candidature pour la disposition de mai était en cours (qui s’est terminée le 14 de ce mois), il y avait des travailleurs qui n’avaient toujours pas reçu le soutien demandé en mars, ce qui a conduit à des plaintes au bureau du médiateur.

Sur les 178 dossiers ouverts à la suite des plaintes, le Médiateur en a déclaré 123 clos. Parmi celles-ci, selon une source officielle de cette entité, « 39 ont été classées car il a été conclu que la plainte n’était pas fondée (notamment parce que les demandeurs ne remplissaient pas les conditions d’octroi d’un soutien), et 84 ont été classées après avoir réussi à résoudre le problème situation, objet de la réclamation ».

Le 2 juin, la ministre de la Culture, Graça Fonseca, a révélé au Parlement qu’« environ 10 000 aides ont été versées, entre avril, mai et juin », et que le gouvernement n’envisageait pas « d’étendre cette aide ».

Il n’est pas possible de quantifier combien de professionnels de la Culture ont demandé un soutien en avril et mai, et combien ont vu la demande validée, car le ministère de la Culture a annoncé que « le solde de cette mesure sera fait à la fin du processus ».

Cependant, le 27 mars, le bureau de Graça Fonseca a annoncé que, jusqu’à présent, 5 151 demandes de soutien extraordinaire avaient été demandées, uniquement pour le mois de mars.

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