«En 2021, et à ce jour, nous avons reçu 130 plaintes», a expliqué une source officielle, mettant ainsi à jour les données révélées le 14 avril, jour où la prestataire Maria Lúcia Amaral a annoncé qu’elle avait reçu, jusque-là, 40 plaintes de travailleurs, individuellement et avec d’autres professionnels, en raison du processus d’attribution de cet extraordinaire soutien social.

D’une valeur de 438,81 euros, ce soutien a été annoncé le 14 janvier par la ministre de la Culture, Graça Fonseca, comme étant «universel et attribuable à tous les travailleurs indépendants», avec une activité économique dans le secteur culturel, pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de covid19.

Ce soutien ne comportait initialement qu’une seule tranche en mars, mais le gouvernement a fini par le prolonger de trois mois, avec un calendrier mensuel de candidature, la date limite de candidature pour mai commençant aujourd’hui et jusqu’au 14, troisième et dernier mois.

Selon le bureau du prestataire Maria Lúcia Amaral, les principales raisons des plaintes reçues sont liées à des problèmes de procédure concernant l’accès à l’aide sociale et, surtout, soulignent le retard dans la réponse de la tutelle aux demandes. Fin avril, il y avait des travailleurs qui n’avaient pas reçu le soutien demandé en mars.

Des plaintes ont été spécifiées concernant le «rejet de la demande d’assistance car elle ne comporte pas de code CAE [Código de Atividade Económica] ou CIRS [Código de IRS] nécessaire, lorsque les plaignants prétendent être inscrits à ces codes et contestent certaines des exigences légales pour demander une aide, comme avoir un certain code CAE ou CIRS ou avoir une activité ouverte le 01/01/2020 ».

Sur le site officiel, le ministère de la Culture réaffirme que seuls les artistes, auteurs, techniciens et autres professionnels de la culture «exclusivement indépendants», disposant d’un code CAE ou CIRS dans le secteur sont éligibles.

En avril, il y a eu au moins 800 demandes de soutien social extraordinaire pour mars, qui ont été considérées comme non valides parce qu’elles contenaient des informations obsolètes dans les bases de données de la sécurité sociale.

Le 22 avril, le ministre de la Culture a assuré, à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres, que les erreurs d’information seraient corrigées et que les travailleurs du secteur seraient payés.

«Nous vérifions et évaluons toutes les situations et les gens seront intégrés et le soutien sera payé. Le soutien a été approuvé pour être payé. Il n’a pas été approuvé comme un obstacle. Toutes les personnes qui se trouvent dans les circonstances définies pour recevoir, recevront », a souligné Graça Fonseca.

Quant au nombre de professionnels couverts par ce soutien chaque mois, le bureau de Graça Fonseca a seulement annoncé, le 27 mars, que jusque-là «5 151 demandes de soutien extraordinaire» avaient été demandées, portant uniquement sur le premier mois.

Interrogée à plusieurs reprises par l’agence Lusa, la tutelle n’a pas précisé combien ont vu la demande validée en mars et avril.

Le 22 avril, Graça Fonseca a déclaré qu’elle ferait le point à la fin de l’attribution de cet extraordinaire soutien social.

Le soutien extraordinaire aux artistes, auteurs, techniciens et autres professionnels de la culture, d’un montant de 438,81 euros, correspondant à un indice de soutien social (IAS), a été accordé pour la première fois en 2020, dans le cadre des mesures du programme de stabilisation Économique et social (PEES), déjà dans le contexte d’une pandémie.

SS (JRS) // MAG