La « task force » du plan de vaccination contre le covid-19 a signalé à la police judiciaire et à l’Inspection générale des activités de santé (IGAS) un cas de vaccination inappropriée présumée d’usagers à Porto, a déclaré aujourd’hui le coordinateur du plan.

« Nous avions à peine un minimum de données [sobre o caso] nous avons participé à notre contact avec la police judiciaire et un autre avec l’IGAS », a déclaré le vice-amiral Gouveia e Melo, qui s’adressait à des journalistes sur l’île de Porto Santo, dans l’archipel de Madère, où il apprend l’évolution du plan local de vaccination.

Gouveia e Melo a également demandé au chef de l’Administration régionale de la santé du Nord (ARS-N) « de prendre immédiatement des mesures pour que cela ne se reproduise plus et d’en assumer toutes les conséquences. À toutes fins utiles, il s’agit d’un acte d’indiscipline ».

Dans un plan « de cette complexité et avec cette urgence et, étant massif, il doit y avoir de la discipline », a-t-il ajouté.

Un nombre indéterminé de personnes sans les exigences requises à cette occasion auront reçu des vaccins dans la zone du Groupement des Centres de Santé (ACES) de Porto Oriental, dans une affaire qui a été portée à la connaissance de la ‘task force’ jeudi .

Dans un communiqué transmis à l’agence Lusa, la structure dirigée par Gouveia e Melo précise que la situation « indique la pratique d’actes contraires aux règles et instructions en vigueur », ajoutant que l’ARS-N « a déjà demandé l’ouverture d’une enquête processus pour savoir ce qui s’est passé ».

L’ARS-N a confirmé l’ouverture de l’enquête à Lusa, refusant d’avancer le moindre détail.

La ‘task force’ rappelle, dans le communiqué adressé à Lusa, qu' »actuellement, les usagers âgés de 30 ans et plus se font vacciner, sur rendez-vous central, sur rendez-vous ou sur rendez-vous local, et en mode portes ouvertes, les usagers âgés 50 ans et plus ».

Il ajoute que « la vaccination des utilisateurs en dessous des tranches d’âge actuellement prévues n’est pas prévue, sauf pour les utilisateurs présentant des comorbidités définies dans la norme numéro 002/2021 de la Direction générale de la santé ou d’autres exceptions définies dans la même norme ».

La vaccination prétendument illégitime a été annoncée sur un réseau social par le conseil paroissial de Campanhã, à l’est de Porto, mais une source autorisée de la municipalité a déclaré qu’elle s’était limitée à faire connaître l’initiative à la demande de l’ACES dans la région, exactement comme demandé.

La publication de la Junte sur Facebook précise : « Jours 23 et 24 juin, vaccination ouverte de 17h00 à 19h30 au centre de vaccination du Cerco ».

Selon la Direction générale de la santé, il y a déjà près de trois millions de Portugais avec une vaccination complète contre le covid-19, soit 29% de la population.

La pandémie de covid-19 a fait au moins 3 893 974 victimes dans le monde, résultant de plus de 179 516 790 cas d’infection officiellement diagnostiqués, selon le bilan réalisé par l’agence française AFP.

Au Portugal, 17 079 personnes sont décédées et 869 879 cas d’infection ont été confirmés, selon le dernier bulletin de la direction générale de la santé.

La maladie respiratoire est causée par le nouveau coronavirus SARS-CoV-2, détecté fin 2019 à Wuhan, une ville du centre de la Chine.

JGJ // JAP