Le secteur bancaire est interdit d’augmenter les taux d’intérêt pour les familles en difficulté dans les crédits couverts par des moratoires bancaires, dans le cadre des mesures de soutien approuvées par le gouvernement, a été publié aujourd’hui dans le Diário da República (DR).

« L’interdiction d’augmenter le taux d’intérêt est instaurée et les signes de détérioration des capacités financières sont densifiés, comme le chômage, la perte de revenus ou le fait que le client développe son activité professionnelle dans un secteur en difficulté », lit-on dans le décret-loi connu. aujourd’hui.

Le texte législatif précise les conditions du soutien que le Gouvernement a approuvé en Conseil des ministres le 29 juillet dernier, et qui ont été promulguées par le Président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, mercredi.

Dans ce cas, les familles peuvent bénéficier d’une « protection supplémentaire dans le cadre du Plan d’action contre les risques de défaillance (PARI) et de la Procédure extrajudiciaire de régularisation des situations de défaillance (PERSI) », telle qu’approuvée par le Conseil des ministres.

Chez PARI, « l’appréciation d’éventuels signes de dégradation de la situation financière du client bancaire doit être promue dans les 30 jours précédant la date de fin du moratoire », et des propositions doivent être présentées pour la résolution de la situation « dans les 15 jours précédant la à la fin de ce moratoire ».

En PERSI, le client conserve les garanties prévues par le régime 2012 pendant une durée de 90 jours, « à savoir la garantie contre la rupture du contrat ou contre l’action en justice de l’établissement prêteur ».

« Les devoirs de surveillance de la clientèle des banques sont également renforcés, qui se matérialisent par la nécessité pour les établissements de prendre les mesures nécessaires pour identifier les signes de détérioration de la capacité financière des clients, avec une régularité minimale à définir par Banco de Portugal », a-t-il déclaré. dit aussi le décret-loi du gouvernement.

Le texte publié ce jour précise que « les établissements de crédit ne peuvent augmenter le taux d’intérêt des contrats de crédit dans le cadre des conventions conclues avec la clientèle des banques visant à prévenir ou à régulariser les situations de défaut », ce qui s’ajoute à l’interdiction de percevoir des commissions lors de la renégociation des contrats, qui était déjà en vigueur.

« Il est également identifié, à titre d’exemple, et sans préjudice d’autres propositions que les établissements jugent plus adaptées à la situation financière, aux objectifs et aux besoins des clients des banques, les propositions qui peuvent être présentées aux clients, dans un délai de 15 jours, pour prévenir ou régulariser les défauts », peut-on lire dans le texte publié aujourd’hui dans DR.

Par ailleurs, le décret-loi établit que « les solutions convenues doivent également faire l’objet d’une évaluation a posteriori pour vérifier leur efficacité », et les « devoirs de déclaration des établissements de crédit, à savoir l’information quantitative, sont également renforcés, permettant une surveillance et une sanction adéquates, en cas de non-respect, par Banco de Portugal ».

Les mesures du gouvernement redynamisent également « le réseau d’accompagnement extrajudiciaire de la clientèle bancaire en intégrant, dans sa composition, les centres d’information et d’arbitrage des litiges de consommation ».

JE (EA/JML) // MSF