Environ 96.000 entreprises ont demandé une compensation pour l’augmentation du salaire minimum national en 2021 et 3.000 se sont plaintes de la manière dont la rémunération a été calculée, a déclaré aujourd’hui le ministre de l’Economie Pedro Siza Vieira.

« Un certain nombre d’entreprises ont déposé une plainte concernant la façon dont leur salaire minimum était quantifié », a-t-il reconnu, ajoutant que « sur 96 000 entreprises qui ont demandé une indemnisation, 3 000 ont attiré l’attention sur certaines divergences ».

« Pour ceux-ci nous essaierons de faire l’ajustement, pour les autres nous essaierons d’effectuer le paiement dans les plus brefs délais », a-t-il assuré, quelques jours après la date limite pour les entreprises de solliciter cette aide, qui revient aux entreprises une partie de les charges supplémentaires avec la Taxe Sociale Unique (TSU), qu’implique la hausse du SMIC.

La semaine dernière, la Confédération du commerce et des services du Portugal (CCP) a averti que des centaines d’entreprises, employant plus de 100 000 personnes, étaient exclues de l’indemnisation pour l’augmentation du salaire minimum de 2021.

« À deux jours de la date limite pour les entreprises pour demander l’aide négociée avec le Gouvernement pour compenser la hausse du SMIC 2021, des centaines d’entreprises de divers secteurs, employant plus de 100 000 personnes, se retrouvent exclues de cette indemnisation », a prévenu. le PCC dans un communiqué.

Comme il l’a souligné, cette situation a été « signalée à plusieurs reprises » par le PCC au sein de la Commission permanente pour le dialogue social (CPCS) et renvoyée à nouveau par le président de la confédération au ministre du Travail.

Selon le CPP, la situation « pénalise de manière totalement inéquitable et injustifiée deux types de situations très fréquentes dans les entreprises de commerce ou de services » : les secteurs dont les conventions collectives prévoient un salaire minimum sectoriel indexé et majoré par rapport au minimum national salaire (par exemple, la convention collective des entreprises de nettoyage prévoit un salaire minimum supérieur de 0,5 % au salaire minimum national) ; et les entreprises dans lesquelles les travailleurs sont rémunérés au salaire minimum, mais qui, en vertu de leurs fonctions, reçoivent des primes pour manque de liquidités.

« Dans le premier cas – a-t-il expliqué – la discrimination décourage les secteurs de payer au-dessus du salaire minimum national ».

Dans le second cas, « les travailleurs sont pénalisés d’une fonction spécifique qui les oblige à assumer des défaillances de trésorerie ».

En janvier de cette année, le salaire minimum national a augmenté de 30 euros à 665 euros, avec l’objectif du gouvernement d’atteindre 750 euros à la fin de la législature.

Lors du processus de négociation avec les partenaires pour la mise en place du salaire minimum national en 2021, le Gouvernement a annoncé la création d’une mesure de restitution aux entreprises d’une partie de la hausse des charges avec la Taxe Sociale Unique (TSU), dont la hausse du salaire minimum salaire implique, et cela se traduit par 7,13 euros par mois dans le cas de 30 euros.

ALYN (PD/LT/RRA/DF) // JNM