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Costa pointe du doigt des pratiques de « concurrence déloyale » aux Etats-Unis et souhaite une réponse européenne

Le Premier ministre a critiqué aujourd’hui les pratiques de concurrence déloyale mises en place par les États-Unis et a jugé indispensable une réponse de l’Europe, notamment par l’utilisation des ressources disponibles dans les plans de relance et de résilience (PRR).

Cette position a été défendue par António Costa au début du débat parlementaire préparatoire au prochain Conseil européen, jeudi, à Bruxelles.

Devant des journalistes, le Premier ministre a regretté que les Etats-Unis aient adopté une disposition sur la réduction de l’inflation qui introduit « des facteurs de concurrence déloyale par rapport à l’Europe et qui nécessite une réponse de l’Europe ».

« De manière pragmatique et à court terme, nous devons utiliser ce qui existe encore » dans le cadre des plans de relance et de résilience (PRR) de chaque État membre, « afin d’avoir une réponse globale de l’Europe pour soutenir son entreprises les plus exposées à la hausse des coûts de l’énergie », a affirmé António Costa.

Selon le chef de l’exécutif, en termes de moyen terme, le gouvernement portugais considère la proposition présentée par la Commission européenne pour la création d’un fonds pour la souveraineté européenne comme « intéressante ».

« Cette idée semble aller dans le bon sens de renforcer ses propres capacités budgétaires pour financer les investissements communs et stratégiques de l’Union européenne dans son ensemble, en évitant la fragmentation du marché intérieur et, d’autre part, la dépendance à la capacité budgétaire différenciée de chacun des États membres. En tout état de cause, ce débat ne peut ignorer la réflexion qu’il convient de poursuivre et d’approfondir en matière d’évolution du modèle de gouvernance en Europe », a-t-il averti.

Toujours en matière de réforme de la gouvernance économique et financière de l’Union européenne, dans la perspective d’António Costa, la proposition déjà présentée par la Commission européenne, en vue d’établir de nouvelles manières de réduire la dette, en respectant la différenciation et les stratégies è mesure de chaque État membre, « a un sens clairement positif ».

« L’identification que le critère fondamental devrait être celui des dépenses primaires va également dans le sens positif, ce qui permet de ne pas tenir compte de l’évolution des dépenses due à la variation du taux d’intérêt. Elle permet aussi un ajustement contracyclique en ne tenant pas compte des dépenses telles que celles encourues avec les allocations chômage », a-t-il souligné.

Cependant, à ce stade, le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour l’Union européenne de disposer d’un instrument de stabilisation permanent, comme cela s’est produit tout au long de la crise du covid-19, et d’avoir un instrument budgétaire commun.

« Il faut faire plus que la simple correction des asymétries », a-t-il ajouté.

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