Le Premier ministre a déclaré ce lundi que le Portugal avait un bon bilan dans l’utilisation des fonds européens, en marge d’une conférence sur les fonds européens. António Costa a également révélé que, dans le cadre du Plan de Récupération et de Résilience (PRR), les deux premiers programmes de financement ont été ouverts aujourd’hui : les initiatives Impulso Jovem STEAM et Impulso Adultes.

« Nous avons une histoire dont nous devons être fiers et ne pas être une cause de flagellation concernant l’utilisation des fonds », a souligné le Premier ministre lors de la séance d’ouverture de la conférence « Fonds européens : gestion, contrôle et responsabilité », organisée par le Cour des comptes (TdC) et qui a lieu ce lundi et mardi, au Culturgest, à Lisbonne.

Devant le président de TdC, José Tavares, le président de TdC européen, Klaus Heine Lenhe, et la commissaire européenne à la cohésion et aux réformes, Elisa Ferreira, António Costa a défendu que le Portugal a une histoire de bonne utilisation des fonds européens, avec un impact économique élevé et de faibles niveaux de fraude et d’irrégularités, critiquant l’attitude d’automutilation dans ce domaine.

« Il n’y a aucune raison pour que nous nous voyions différemment », a souligné le chef du gouvernement. « Ce n’est pas ainsi que l’Europe nous voit », a-t-il ajouté.

Dans un discours d’environ 30 minutes, Costa a également défendu que le Portugal présente des indicateurs positifs concernant les faibles niveaux de fraude et d’irrégularités dans l’utilisation des fonds communautaires, ainsi que le niveau d’impact économique structurel et la capacité d’absorption de ces fonds européens.

A la fin du discours, António Costa a révélé que les deux premiers programmes financés par le PRR portugais avaient ouvert aujourd’hui : Impulso Jovem STEAM et Impulso Adultes.

La première initiative « vise à développer et à soutenir les établissements d’enseignement supérieur pour augmenter considérablement le nombre de diplômés, de masters et de docteurs dans les domaines des sciences, de l’ingénierie, des arts, de la technologie et des mathématiques ». D’autre part, Impulso Adult, selon Costa, « vise à créer un partenariat entre le système d’entreprise et l’enseignement supérieur, en vue d’augmenter le nombre de diplômes pour les adultes déjà actifs, en élargissant leur formation ».

Ceci, « dans un cadre où les transitions climatiques et les transitions numériques nécessiteront certainement un renforcement important des qualifications afin que personne ne soit laissé pour compte dans le processus de requalification qu’il faudra subir ».

Les deux initiatives font partie du PRR portugais dans le chapitre de la formation. Les deux programmes sont liés à NCoDE.2030, une initiative pour améliorer les compétences numériques, approuvée le 6 mai par le Conseil des ministres, et qui fait également partie du Plan d’action pour la transition numérique.

Les deux programmes représentent un soutien total de 252 millions d’euros, dont 122 millions pour le STEAM Youth Impulse et 130 millions pour l’Adult Impulse.

C’est le 16 juin que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé l’approbation par l’exécutif communautaire du RRP portugais, soulignant qu’il « transformerait profondément l’économie nationale » et que les premiers fonds pourraient arriver en juillet. . À l’époque, le Premier ministre, António Costa, s’était félicité de cette réalisation et avait déclaré que le PRR était un plan « ambitieux et transformateur » pour l’économie.

Pour financer la relance, la Commission européenne va, au nom de l’UE, emprunter jusqu’à 750 milliards d’euros aux prix de 2018 sur les marchés des capitaux – ou jusqu’à environ 800 milliards d’euros aux prix courants – en prêts d’environ 150 milliards d’eurosa année, en moyenne, entre mi-2021 et 2026, faisant de l’UE l’un des principaux marchés émetteurs.

Les fonds financeront la facilité pour la relance et la résilience, évaluée à 672,5 milliards d’euros (aux prix de 2018) et un élément central de la « Next Generation EU », le fonds de 750 milliards d’euros approuvé par les dirigeants européens en juillet 2020 pour la relance économique de l’UE à partir de la crise provoquée par la pandémie de covid-19.

Un préfinancement de 13 % du montant total alloué à chaque État membre sera mis à la disposition des gouvernements nationaux, en tenant compte de l’approbation de leurs plans par le Conseil des ministres des finances de l’UE (Ecofin). La présidence portugaise a déjà reconnu sa volonté d’organiser un Ecofin extraordinaire fin juin, si nécessaire pour l’adoption du premier paquet de plans.