Chega a déposé ce mardi un projet de loi qui entend amender la Charte des droits fondamentaux à l’ère numérique, considérant que la lutte efficace contre la désinformation « ne peut se faire en utilisant la limitation de la liberté d’expression des citoyens », selon le communiqué.

Le parti rappelle que lors de l’approbation du document en 2021, des questions ont été soulevées sur sa constitutionnalité, amenant même le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, à demander à la Cour constitutionnelle son examen successif, amenant le médiateur à critiquer certains articles. , déclarant que « rien ne peut ou ne doit être fait qui contribue à ce que l’individu se sente empêché d’exercer sa liberté d’expression et d’information dans l’environnement en ligne, de peur d’être censuré ou intimidé », cite le document.

Ainsi, « pour purger toute règle susceptible de porter atteinte à la liberté d’expression, Chega propose l’abrogation de l’article 6 de la Charte, « car il considère qu’il en résulte une ingérence excessive de ce qui est
liberté des citoyens, à la fois de partager des informations et de consommer des informations ».

L’article fait référence aux droits de réunion, de manifestation, d’association et de participation sur Internet et par son intermédiaire, notamment à des fins politiques, sociales et culturelles, qui « ne porte pas atteinte à l’application des normes constitutionnelles et légales qui interdisent la promotion de la violence et la poursuite de fins contraires à la loi pénale ».

Le parti d’extrême droite propose également d’amender l’article 5, « afin d’empêcher la suspension de l’accès ou de l’utilisation d’internet, ainsi que de la possibilité de diffuser des informations dans les médias numériques, aux partis politiques ou organes médiatiques légalement constitués ». dûment enregistrés, pour l’importance que ces institutions ont pour le fonctionnement régulier de la démocratie et pour leur relation intrinsèque avec la liberté d’expression ».

L’article susmentionné, se référant au « Droit à la protection contre la désinformation », prévoit que « les citoyens ont le droit de présenter et de porter plainte contre les personnes physiques ou morales qui produisent, reproduisent ou diffusent des récits qui, bien qu’annoncés comme des nouvelles et contenant des contenus copiés de journaux ou médias similaires, contiennent des informations fausses, inexactes, trompeuses, conçues, présentées et promues pour causer un préjudice ou un gain public ». Ces plaintes peuvent donner lieu à la suspension des canaux de diffusion de ces informations.

Rappelons que le compte Twitter d’André Ventura a déjà été suspendu à deux reprises, la seconde pour une prétendue « erreur » du réseau social, qui lui a envoyé un mail justifiant l’action – auquel « l’Observateur » a eu accès – disant que « c’est » contre les règles visant à encourager la violence, à attaquer ou à menacer des personnes sur la base de la race, de l’ethnie, de la nationalité, de la caste, de l’orientation sexuelle, du sexe, de l’identité de genre, de la religion, de l’âge, d’un handicap ou d’une maladie grave ». Par ailleurs, plusieurs publications du leader de Chega ont été supprimées, à savoir un partage dans lequel il évoquait, sans présenter de données, que la population rom représente 15 à 20 % des détenus au Portugal.