Le gouvernement a reconnu aujourd’hui que les services de deux ministères ont reçu une plainte envoyée en mars par des militants dont les données ont été partagées par la mairie de Lisbonne, mais « n’ont suscité aucune action » car elle était également adressée « aux autorités compétentes ».

RTP a rapporté que l’un des militants a envoyé un courrier électronique, le 18 mars, aux ministères des Affaires étrangères et de l’Administration intérieure, à la mairie de Lisbonne (CML) et à la Commission nationale de protection des données pour se plaindre de la violation de leurs droits constitutionnels et demander l’intervention des autorités portugaises, n’ayant répondu, qu’en avril, à la CML.

« Le ministère de l’Administration intérieure ne traite ni ne partage les données relatives aux promoteurs de manifestations. Comme la plainte en question était adressée à des entités compétentes en la matière, il ne reviendrait pas à ce ministère de se substituer », précise un AMI, dans une réponse adressée à Lusa.

L’AMI garantit également que les « forces de sécurité, aux fins de sécuriser les participants et de garantir l’ordre public, ne favorisent que les contacts avec les organisateurs ».

Toujours dans une réponse adressée à Lusa, le ministère des Affaires étrangères (MAE) garantit qu' »il n’a reçu, via son adresse électronique institutionnelle ou le cabinet du ministre, aucun message » lié au partage de données par des militants russes.

« L’enquête menée hier, après l’annonce de l’envoi d’une plainte par les procureurs au MNE, a toutefois abouti à l’information que le bureau du secrétaire général du MNE a reçu, le 18 mars, un message électronique de un citoyen de nationalité portugaise, qui a déposé une plainte pour violation des droits constitutionnels en tant que citoyen portugais », a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Selon le ministère supervisé par Augusto Santos Silva, la plainte faisait référence à des actes commis par un employé de la municipalité de Lisbonne et s’adressait à cette autarcie, ainsi qu’à la Commission nationale de protection des données, en plus du MNE et du MAI. .

Le MNE justifie que le message « n’a suscité aucune action de la part des services administratifs du MNE » car il a été « correctement adressé aux autorités compétentes sur le fondement de l’affaire », à savoir la Mairie et la Commission nationale de protection des données, et parce que le Le ministère des Affaires étrangères « n’est pas compétent en la matière ».

Le MNE considère que c’était de la compétence de ce ministère s’il s’agissait « d’une affaire de ‘violation des droits’ d’un ‘citoyen portugais’ résidant à l’étranger », ce qui n’est pas le cas.

« C’est peut-être pour cette raison qu’aucune autre action n’a été reçue du citoyen susmentionné depuis lors », explique le MNE.

Le ministère a également ajouté que les services du MNE n’avaient transmis le message ni au cabinet du ministre ni à aucun des secrétaires d’État, et le gouvernement n’a appris l’affaire que cette semaine par les médias.

RTP précise que la CML, dans la réponse envoyée au militant en avril, a expliqué qu’il s’agissait d’une « procédure coutumière adoptée il y a plusieurs années » et qu’elle avait demandé aux autorités russes d’effacer des données personnelles.

La Commission nationale de protection des données a confirmé avoir ouvert une enquête sur le partage des données personnelles des trois militants russes.

Les journaux Expresso et Observador ont rapporté mercredi que la mairie de Lisbonne a envoyé les noms, adresses et coordonnées de trois militants russes aux autorités russes qui avaient organisé une manifestation en janvier devant l’ambassade de Russie à Lisbonne pour la libération d’Alexey Navalny, adversaire du gouvernement russe.

Lors d’une conférence de presse jeudi matin en fin de matinée, le maire de Lisbonne, Fernando Medina, a admis que les données personnelles des trois militants avaient été partagées, a demandé des « excuses publiques », estimant qu’il s’agissait « d’une erreur regrettable. s’est passé » et a annoncé qu’il avait demandé un audit sur les manifestations dans la municipalité ces dernières années.

L’affaire a suscité une vague de critiques et de demandes d’éclaircissements de la part d’Amnesty International et des partis politiques, en plus de Carlos Moedas, candidat PSD à la Chambre de Lisbonne, ayant demandé la démission de Fernando Medina.

L’ambassadeur de Russie au Portugal a déjà assuré que l’ambassade avait supprimé les données des manifestants de la manifestation contre le gouvernement de Poutine tenue à Lisbonne, soulignant que l’information n’avait pas été transmise à Moscou.

CMP // SF

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