Les appuis sociaux, approuvés au Parlement contre la volonté du PS et promulgués par le président de la République, entrent en vigueur ce jeudi. D’une manière générale, les trois diplômes renforcent le soutien au télétravail des parents, le soutien aux travailleurs indépendants, aux cadres et aux propriétaires uniques, et permettent aux agents de santé d’augmenter leurs heures et leurs salaires, mais ils n’auront pas plu au gouvernement.

Le Premier ministre, António Costa, considère que les diplômes enfreignent la loi dite du frein (prévue à l’article 167 de la Constitution de la République), qui empêche les partis de présenter des initiatives législatives qui «impliquent, dans l’année économique en cours, une augmenter les dépenses ou diminuer les recettes de l’État prévues au budget ». À la lumière de cela, il a annoncé qu’il se rendrait devant la Cour constitutionnelle pour tenter de contester le soutien.

Le Président de la République lui-même a reconnu, dans la justification en 12 points de la promulgation des diplômes, que «les trois diplômes analysés impliquent des augmentations potentielles de dépenses ou des réductions de revenus», c’est-à-dire qu’ils peuvent enfreindre la loi sur les freins. Mais il souligne qu’il s’agit de « montants non définis au départ, notamment parce qu’ils dépendent largement de circonstances que seule l’évolution de la pandémie permet de réaliser ».

Soutien aux parents télétravailleurs

À compter de ce jeudi, les familles monoparentales avec enfants à charge ou personnes à charge jusqu’à 12 ans, les familles avec au moins un enfant à charge ou à charge de moins de 12 ans et les familles avec enfants ou personnes à charge, quel que soit l’âge, avec un handicap ou maladie chronique, pourra opter pour le programme de télétravail ou le soutien exceptionnel à la famille. Le support est valable « même si l’autre parent fait du télétravail ».

Avec les nouveaux soutiens sociaux, il est interdit aux établissements de soutien aux enfants, à l’éducation ou à l’enseignement d’annuler l’inscription ou de facturer des intérêts en raison d’un manque ou d’un retard dans le paiement des frais de scolarité, et à tous les étudiants bénéficiant de l’étape C de l’action sociale scolaire et aux étudiants qui , n’étant pas bénéficiaires d’un soutien alimentaire dans le cadre de l’action sociale scolaire, ont besoin de ce soutien, le soutien alimentaire sera garanti. Les enfants des enseignants, en revanche, peuvent être hébergés dans des établissements d’enseignement, des crèches ou des garderies d’enfants.

Accompagnement des indépendants, des dirigeants et des entreprises individuelles

L’aide est également étendue aux travailleurs indépendants, aux cadres et aux propriétaires uniques, et, aux fins du calcul de l’aide, «le revenu mensuel moyen annualisé du travailleur en 2019» sera pris en compte, comparant ainsi le revenu dont il disposait avant la pandémie avec le revenu dont ils disposent maintenant.

Dans le cas des propriétaires uniques, ils peuvent ou non avoir une «comptabilité organisée» et des travailleurs dépendants, et ils commencent également à bénéficier de la mesure Apoiar + Simples du programme Apoiar.

Des mécanismes exceptionnels pour la gestion des professionnels de santé

Les professionnels de la santé, quant à eux, pourront disposer d’un temps supplémentaire de 35 à 42 heures par semaine, «chaque fois qu’il est nécessaire de répondre à la pandémie de la maladie Covid-19 et de relancer l’activité d’assistance dans les soins de santé primaires et soins hospitaliers o l’exigent ».

La mesure peut s’appliquer aux infirmières et aux assistants opérationnels, ainsi qu’aux techniciens supérieurs dans les domaines du diagnostic et de la thérapie, aux techniciens supérieurs de la santé et aux assistants techniques. Il devient également possible d’embaucher des médecins et infirmières à la retraite, quand c’est «indispensable pour la fourniture de soins de santé dans le contexte de la pandémie de la maladie covid-19, et tant que cette situation perdure».

Mais ces mécanismes de gestion «ne peuvent être utilisés que pour faire face à l’augmentation exceptionnelle et temporaire des fonctions directement liées à la pandémie de la maladie Covid-19, y compris le plan de vaccination respectif, et tant que ce besoin est maintenu, ainsi que pour le rétablissement suspendu. activité de soins de santé, au niveau des soins de santé primaires et des soins hospitaliers ».