« Nous ne pouvons pas cacher l’évidence. Le premier des obstacles inévitables découlant des résultats électoraux aux élections législatives est un obstacle financier », a déclaré Nuno Melo lors de la présentation de la candidature, au siège centriste, à Lisbonne.

Soulignant qu’il y a des cadres du parti qui ont « leur emploi à risque », le dirigeant a indiqué que, s’il est élu président du CDS, il renoncera au salaire.

« Je ne toucherai pas un centime de l’échéance du CDS dans les deux prochaines années, un centime. Et si quel serait mon salaire aide ou sert à garantir un ou deux points de travail supplémentaires ici à Largo do Caldas, qu’il en soit ainsi, je sens que je remplis mon obligation », a-t-il souligné.

Dans son allocution, l’eurodéputé a souligné que le CDS devra pouvoir « se réconcilier avec son passé » et a souligné que dans l’avenir du parti « il n’y a plus de place pour la colère, il n’y a plus de place pour le tribalisme, il n’y a pas de place pour l’exclusion, il n’y a pas de place pour les comptes ».

« Dans ce nouveau cycle, je veux être le pont, je ne veux pas être la barrière, qui que ce soit », a-t-il garanti, défendant : « au lieu d’exclure, unir, au lieu de réduire, élargir, au lieu de resserrer, réconcilier, au lieu de fermer, ouvrir, au lieu de mourir, vivre ».

Soulignant qu' »aucun parti ne grandit en se soustrayant », l’ancien vice-président du CDS-PP à la direction d’Assunção Cristas a dit vouloir un parti « où les tendances s’unissent et ne se soustraient pas ».

Le centriste a appelé à l’union des libéraux, des démocrates-chrétiens et des conservateurs, a rejeté « un CDS axé sur les épurations internes » et dit vouloir un « parti des cadres ».

« Le seul objectif de reconstruire, le seul but de grandir, le seul moyen de s’intégrer », a-t-il souligné, indiquant que, s’il est élu président, il sera « légitimé par les bases » et c’est avec elles qu’il travaillera tout au long de son mandat.

Au niveau programmatique, le candidat annoncé à la direction a déclaré que le CDS doit « s’adapter aux nouvelles réalités » pour assurer l’électorat, donnant comme exemples l’environnement ou la transition numérique et a souligné que le parti « doit être à la pointe » de la lutte contre les inégalités salariales entre hommes et femmes.

Le 29e Congrès du CDS est prévu les 2 et 3 avril, dans un lieu encore à définir. Les centristes éliront le successeur de Francisco Rodrigues dos Santos, qui a démissionné de la présidence du parti et ne re-candidadra pas, suite aux résultats électoraux aux législatives du 30 janvier.

Le CDS-PP obtient 1,6% des suffrages aux législatures et, pour la première fois depuis le 25 avril 1974, se retrouve sans représentation parlementaire, après avoir eu un banc de cinq députés lors de la dernière législature.

FM // MCL