Dans une note publiée par le secrétaire à la mer et à la pêche, il est mentionné que la résolution sur cette décision a déjà été signée et que la pêche de ces espèces est « sous réserve de sanctions pour les contrevenants ».

Cité dans la note, le secrétaire régional en charge, Teófilo Cunha, souligne que « les espèces charismatiques et endémiques sont d’une importance cruciale pour l’économie bleue et pour la conservation de la biodiversité marine régionale ».

Concernant le mérou, Teófilo Cunha souligne qu’il s’agit « d’une espèce aux caractéristiques biologiques et écologiques fragiles et vulnérables, car elle se reproduit tardivement, se développe lentement et a une longue durée de vie ».

« Par conséquent, il apparaît comme une espèce vulnérable aux pressions anthropiques, telles que la pollution et la surpêche, il est donc urgent d’adopter les mesures de protection exceptionnelles nécessaires », lit-on dans la note.

Concernant l’aiguillat commun, l’exécutif madérien souligne que l’espèce « est importante sur le plan écologique, en tant que prédateur invertivore, jouant un rôle clé dans le contrôle de la taille des populations d’oursins, une espèce ingénieur, favorisant le développement des zones de désertification », pauvres en biodiversité et à faible productivité ».

En outre, ajoute-t-on, les dernières études scientifiques de la Direction régionale de la mer de Madère indiquent « l’apparition significative de zones de désertification dans les milieux marins côtiers de la région et une diminution significative de l’abondance de l’aiguillat commun ».

Pour prendre cette décision, d’autres facteurs ont également été pris en compte, à savoir le fait que Madère mène des projets de création de réserves marines et de récifs artificiels à travers le pays.

En revanche, « pour ceux qui pratiquent la plongée sous-marine, le mérou est l’un des principaux motifs d’attraction et l’une des espèces les plus emblématiques de la biodiversité marine de la région », depuis le 1er août, sa capture hors des mers est totalement interdite. .réserves, lire dans la note.

Selon l’exécutif insulaire, « l’espèce est dans un état vulnérable, dans la soi-disant ‘ligne rouge’ et avec peu d’expression commerciale », et, au cours des cinq dernières années, sa commercialisation a représenté un chiffre d’affaires d’environ 2 700,00 euros /an, avec des prises autour de 300 kilos/an.

En ce qui concerne l’aiguillat commun, espèce endémique de la Macaronésie (Madère, Açores et Canaries), à la même période, la prise annuelle moyenne était de 320 kilos et générait 1 500 euros/an.

« Cette espèce est extrêmement importante pour contrôler la population d’oursins, qui sont à la base de leur alimentation, et empêcher ainsi leur prolifération », indique la note.

Le Gouvernement régional mentionne également qu' »environ 10 000 plongées sous-marines/an sont réalisées dans l’archipel pour un coût moyen de 30 euros et l’observation du mérou est la principale attraction, en fin d’année », représenterait des revenus dans l’archipel. commande de 300 milliers d’euros. .

« En d’autres termes, un mérou vivant vaut bien plus qu’un mérou capturé et sa valeur est encore plus prononcée si l’on tient compte du fait qu’un mérou peut vivre 40 ans », indique l’exécutif madérien.

AMB // VAM