Le jour même où il a replacé le Portugal dans le groupe d’États membres qu’il identifie comme présentant des « déséquilibres macroéconomiques », précisément en raison « des niveaux élevés d’endettement public, privé et extérieur, dans un contexte de faible croissance de la productivité », le La Commission, dans le cadre du paquet de printemps du semestre européen pour la coordination des politiques budgétaires, a adopté aujourd’hui les recommandations spécifiques à chaque pays, attirant l’attention du Portugal sur l’importance de consolider ses comptes publics dans un scénario d’incertitude.

Ayant déjà pris en compte l’analyse du plan budgétaire de l’État pour cette année (OE2022), ainsi que le programme de stabilité et le programme national de réforme du Portugal, Bruxelles conseille alors pour 2023 « une politique budgétaire prudente, en particulier en limitant la croissance de l’économie nationale ». financé les dépenses courantes en deçà de la croissance potentielle de la production à moyen terme, en tenant compte d’un soutien temporaire et ciblé aux ménages et aux entreprises les plus vulnérables à la hausse des prix de l’énergie et aux personnes fuyant l’Ukraine ».

Bruxelles recommande également aux autorités portugaises de se préparer « à ajuster les dépenses courantes à l’évolution de la situation » et d’accroître « les investissements publics pour la transition verte et numérique et pour la sécurité énergétique, notamment par l’utilisation du mécanisme de relance et de résilience, le [pacote energético] « RePowerEU » et d’autres fonds de l’UE ».

Pour la période après 2023, poursuit le document, le Portugal doit « poursuivre une politique budgétaire visant à atteindre des positions budgétaires prudentes à moyen terme et à assurer une réduction crédible et progressive de la dette et la viabilité budgétaire à moyen terme, par un assainissement progressif, des investissements et des réformes ». ”.

Bruxelles invite également le Portugal à « poursuivre la mise en œuvre de son plan pour la relance et la résilience, conformément aux jalons et aux objectifs » inclus dans la décision d’exécution du Conseil du 13 juillet 2021, ainsi qu’à « présenter les documents de programmation de la politique de cohésion 2021 ». -2027, en vue de conclure ses négociations avec la Commission et d’entamer ensuite sa mise en œuvre ».

Parmi les recommandations de politique budgétaire pour 2022 et 2023, la Commission européenne juge également important que le Portugal améliore « les conditions d’une transition vers une économie circulaire, notamment en augmentant la prévention, le recyclage et la réutilisation des déchets », pour détourner les déchets des décharges et incinérateurs, et réduisez votre dépendance aux énergies fossiles dans le secteur des transports.

Dans le rapport sur la situation actuelle du pays, Bruxelles estime que l’invasion russe de l’Ukraine aura « un impact économique direct limité sur le Portugal », mais admet que « les effets indirects pourraient être importants ».

« Le Portugal est peu dépendant des approvisionnements énergétiques russes. En 2020, elle importait 10 % de son gaz naturel de Russie (uniquement du gaz naturel liquéfié, plus facilement remplaçable), n’ayant pas importé de charbon et de pétrole russes.

La Commission souligne également que « le volume global des échanges commerciaux du Portugal avec la Russie et l’Ukraine est faible », étant donné que « le Portugal dépend de l’Ukraine pour certains produits agricoles de base comme les céréales et les oléagineux ».

« Cependant, l’impact indirect des perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale peut être important. Les risques sont liés aux prix élevés des matières premières, notamment de l’énergie, mais aussi des métaux, des produits agricoles, des matériaux de construction et des pièces automobiles », souligne Bruxelles.

Sur le plan de l’approvisionnement alimentaire, « les risques sont exacerbés par des facteurs locaux comme les sécheresses au Portugal, qui augmentent en fréquence et en intensité, affectant négativement les rendements des cultures et entraînant une plus grande dépendance aux produits agricoles importés », prévient le ministre exécutif communautaire.

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