« La décision de la CNE défend le respect de la loi, mais n’efface pas les comportements inacceptables du Gouvernement régional », lit-on dans la note publiée par la candidature.

Selon le communiqué, la représentante du candidat, Violante Matos Saramago, a déposé une plainte concernant les affiches postées par l’exécutif de Madère, dont la devise « le gouvernement se conforme à Funchal » et a défini différentes zones et mesures mises en œuvre dans la principale commune de Madère. Région.

Dans la décision du CNE, à laquelle Lusa a eu accès, il est précisé que le représentant a dénoncé « la pratique présumée de publicité institutionnelle interdite susceptible d’influencer le vote des électeurs de la commune de Funchal en faveur de l’actuel candidat de la coalition ». Funchal Semper à Frente’ (PSD/CDS), ancien vice-président du gouvernement régional de Madère, au détriment d’autres candidatures ».

« Nous sommes confrontés à une campagne de promotion du gouvernement régional dans la municipalité de Funchal, dont les organes municipaux seront élus le 26 septembre », lit-on dans la décision unanime.

Toujours selon la CNE, la phrase initiale utilisée dans toutes les affiches « est suffisamment révélatrice d’une intervention dans la campagne électorale, favorisant une certaine candidature », ce qui est « interdit » par la loi électorale.

« Ainsi, les devoirs de neutralité et d’impartialité imposés aux entités publiques sont violés, ainsi que l’interdiction de la publicité institutionnelle en période électorale », soutient également le CNE.

Cette entité souligne également que les faits « constituent à la fois un crime et un délit », c’est pourquoi elle a décidé que l’affaire devait être déférée au ministère public.

Par ailleurs, le CNE a notifié au président du gouvernement régional de Madère, de la coalition PSD/CDS-PP, Miguel Albuquerque, « sous peine de commettre un crime de désobéissance », « d’ordonner le retrait de toutes les affiches objet de la plainte ». dans le cadre de ce processus » dans les 48 heures.

L’exécutif madérien, lorsqu’il a été notifié de commenter la situation par la CNE, a fait valoir que les actions avaient été menées « dans le cadre de ses compétences et attributions », faisant « l’objet en temps utile d’une information appropriée des citoyens, pour la connaissance du public, la transparence des procédures et le renforcement de la citoyenneté ».

L’exécutif insulaire a estimé que « la ‘publicité’ susmentionnée n’est pas de nature commerciale, mais institutionnelle, n’ayant aucun but électoral, puisqu’il n’y a aucune référence directe ou indirecte à un parti, avec des forces politiques en compétition aux élections », rejette donc le violation des dispositions légales par le gouvernement de Madère dans cette situation.

Lusa a contacté la présidence de l’exécutif madérien dirigé par le social-démocrate Miguel Albuquerque qui a déclaré qu’il n’avait pas encore été officiellement informé de la décision.

Cité dans la note de candidature, la tête de liste de la coalition Confiança, Miguel Silva Gouveia, considère que « la décision de la Commission électorale nationale d’exiger le retrait des affiches du gouvernement régional » montre que tout ne peut pas aller en politique ». .

« Le fait que la CNE ait saisi le Parquet et avisé le Président du Gouvernement régional de retirer les affiches […] c’est juste un autre épisode malheureux qui met la région dans l’actualité pour les pires raisons.

Pour la coalition Confiança, « au XXIe siècle, le gouvernement régional continue de manquer de respect pour les valeurs démocratiques, en mettant dans la rue une campagne, payée par tous les contribuables, pour promouvoir le candidat de la coalition PSD/CDS et ancien vice-président Président du gouvernement régional, en utilisant les moyens publics ».

Miguel Silva Gouveia concourt à la course électorale à Funchal, pour la coalition Confiança (PS/BE/PAN/MPT/PDR), Pedro Calado (PSD/CDS-PP), Edgar Pires (CDU, coalition qui intègre le PCP et le PEV) , Bruno Berenguer (JPP), Raquel Coelho (PTP), Duarte Gouveia (Initiative libérale), Tiago Camacho (Livre), Miguel Castro (Assez) et Américo Silva Dias (PPM).

L’exécutif municipal actuel est composé de six éléments de la coalition Confiança (PS/BE/MPT/PDR/Nós, Cidadãos !), quatre du PSD et un du CDS-PP.

AMB // VAM