Contactée par Lusa, Altice Portugal a confirmé «l’existence d’une rencontre» mercredi, «à la demande de l’entreprise, avec le gouvernement, dans laquelle elle entendait démontrer sa pleine disponibilité et son engagement à trouver un cadre garantissant la continuité des services. gestion du réseau de communication d’urgence après le 30 juin ».

Altice souligne que «sa priorité est, et a toujours été, la sécurité de la population portugaise, donc l’entreprise, comme convenu lors de la réunion référée, l’enverra à SIRESP SA et au ministère de l’Administration interne (MAI), ce vendredi – le 23 avril, la proposition opérationnelle technique pour l’extension du service pour 18 mois supplémentaires ».

A environ neuf semaines de la fin du contrat actuel avec le SIRESP, « sa continuité dépend désormais de la définition d’un cadre juridique qui servira de base à l’extension du service en question », a précisé une source officielle.

« Ce n’est qu’ainsi que pourra être assurée la continuité du fonctionnement d’Altice Portugal et de ses partenaires dans ce domaine, qui, dans le cas des entités internationales, attendent actuellement la rapidité nécessaire pour récupérer le temps perdu jusqu’à présent », a souligné le même la source.

« Altice Portugal attend donc de SIRESP SA et MAI qu’ils présentent rapidement les solutions de cadre juridique qui permettent une solution rapide, en respectant la transparence et la rigueur nécessaires, qui sont fondamentales dans le cadre de processus de cette nature », a conclu.

Le 28 avril, le ministre de l’Administration interne se rendra devant la commission parlementaire des affaires constitutionnelles, des droits, des libertés et des garanties dans le cadre d’une demande du CDS-PP à l’expiration du contrat signé entre Altice Portugal et SIRESP et ses conséquences potentielles à court terme.

Le 14 avril, lors d’une conversation avec Lusa et Diário de Notícias (DN), le président d’Altice Portugal, Alexandre Fonseca, a déclaré n’avoir eu «aucun type de contact de la part du SIRESP» sur la continuité du contrat, il lui a donc semblé que le réseau d’urgence prendrait fin le 30 juin, dernier jour du contrat.

«Nous n’avons aucun contact de la part du SIRESP» et, «en ce moment, avec cette courte distance déjà, deux mois et demi, avec un contrat de cette complexité, avec les ressources techniques et humaines que cela implique, je dirait que nous sommes déjà rentrés à la dernière minute », soulignait alors le manager.

Deux jours plus tard, le 16 avril, le ministre de l’Intérieur a assuré que le réseau de communication d’urgence de l’État se poursuivrait après cette date.

«Nous savons tous qu’il existe un modèle qui se termine le 30 juin. Le système continuera de fonctionner conformément au modèle institutionnel dont dispose actuellement le gouvernement dans le processus législatif », a déclaré à l’époque Eduardo Cabrita.

Altice Portugal est le fournisseur de l’exploitation, de la maintenance, de la gestion et également de l’hébergement de nombreux sites Web SIRESP.

L’État a acheté pour sept millions d’euros la part des opérateurs privés, Altice et Motorola, dans le SIRESP, en prenant 100%, lors d’un transfert intervenu en décembre 2019.

Depuis lors, l’État a passé un contrat avec Altice et Motorola pour fournir le service jusqu’en juin de cette année.

Après les incendies de 2017, lorsque les pannes du système ont été rendues publiques, plusieurs modifications ont été apportées au SIRESP, le réseau étant désormais équipé de 451 antennes satellites supplémentaires et de 18 unités de redondance électrique.

ALU / (APM / CMP) // MSF