46 000 emplois pourraient être sauvés si le gouvernement portugais accepte de réduire temporairement la TVA due par le secteur de l'hôtellerie et de la restauration.

C'est ce que dit une étude commandée par l'association hôtelière AHRESP.

Compilés par les consultants PwC, le calcul apparaît très clair: si l'IVA était ramené à 6% (contre 13 actuellement), les frais généraux seraient réduits de 732 millions, permettant au secteur de «maintenir 35 000 à 46 000 emplois».

Il n’ya qu’un seul «hic»: bien que le budget de l’État pour 2021 ait une forte «composante sociale», il ne permet pas ce type de mesure.

Selon AHRESP, d'autres pays comme l'Allemagne et le Royaume-Uni ont réduit leur équivalent d'IVA pendant la pandémie – l'Allemagne de 19% à 5% à la fin de cette année, passant à 7% jusqu'en juin prochain; Royaume-Uni de 20% à 5% (sans compter les boissons alcoolisées).

Si une telle mesure s'appliquait au secteur au Portugal, environ 76 000 entreprises «vivant un moment d'asphyxie économique» pourraient bénéficier d'un répit vital. En effet, PwC suggère qu’une réduction de l’IVA pourrait en fait arrêter la «contagion» des défaillances d’entreprises qui se propage du secteur de l’hospitalité à «d’autres secteurs de l’économie portugaise».

Ainsi, le plan est maintenant pour AHRESP de faire valoir sa cause car le budget est «discuté» dans sa «spécialité». Tout dépend bien sûr de son passage dans sa «généralité», qui semble encore être mise en doute (cliquez ici).

En Algarve ce week-end, le président Marcelo a souligné la nécessité de «continuité» et de «stabilité» – un environnement dans lequel les politiciens ne marchandent pas systématiquement sur les détails: «Ce que je vois au Portugal aujourd'hui, c'est que les gens regardent les choses du jour au lendemain. -jour », a-t-il déclaré aux journalistes. «Si nous voulons changer le Portugal, nous devons planifier à long terme».

Hier, à Vila do Bispo, le chef de l’État a également souligné qu’il n’était pas contre l’augmentation du déficit du Portugal si cela signifiait le renforcement du service de santé SNS du pays.

A cet effet, il rencontrera cette semaine «diverses personnalités du service de santé» ainsi que celles des secteurs économique et social.

Il a souligné que l'équilibre doit être trouvé «entre le souci de la vie et de la santé sans arrêter radicalement l'économie et la société portugaises».

C’est peut-être la première lueur d ’« espoir »dans ce qui a été un récit politique de plus en plus déprimant depuis que le pays est entré dans un nouvel état de calamité jeudi dernier.

natasha.donn@algarveresident.com